Maïmouna, la plus sage du village
Le Centre franco-ontarien de Folklore présente son prétendant au trône :
Maïmouna, la plus vieille et la plus sage du village, vit heureuse avec sa vache, un animal précieux et dévoué. Malheureusement, cette harmonie suscite la jalousie des villageois, qui multiplient les ruses pour lui nuire. Grâce à sa prudence et à son intelligence, elle échappe à leurs pièges et finit par s’éloigner du village.
Mais la méchanceté ne s’arrête pas là : une accusation grave est portée contre sa vache. Désemparée, Maïmouna demande conseil à un vieux sage qui lui confie des instructions mystérieuses. Le conte interroge la jalousie, l’injustice et suggère que la sagesse peut transformer une situation désespérée.
Ce conte nous invite à réfléchir à deux choses. La première, c’est comme il est dangereux de mentir, de devenir envieux, jaloux.
La deuxième, c’est que vous avez beau être sage, quand vous vivez un moment d’incertitude, vous devez consulter plus sage que vous.
Gilles Bibeau défend ce conte

Gilles Bibeau est un anthropologue médical et professeur émérite à l’Université de Montréal. Il décrypte les grands enjeux qui traversent les sociétés contemporaines et poursuit une réflexion de fond sur ce qui constitue l’humain, en mettant en évidence la richesse qu’engendre la diversité et en dénonçant les tentatives d’uniformisation destructrices du potentiel de créativité des sociétés humaines.
Ce qui l’intéresse, c’est de donner un sens aux similitudes et aux différences que lui révèle l’étude comparative des sociétés humaines, et de mieux saisir l’être humain dans ce qui fait son unité.
Cette histoire vous a été contée par
Djennie Laguerre

Djennie Laguerre est une conteuse, comédienne et autrice dont le travail se situe entre théâtre et récit oral. Elle pratique un conte contemporain, incarné et poétique, nourri par les traditions orales afro-haïtiennes, les récits de migration, la mémoire familiale et la transmission.
Sa parole scénique mêle corps, rythme et musicalité pour faire émerger des histoires sensibles, où l’intime rejoint le collectif. Djennie s’adresse autant aux adultes qu’aux jeunes publics, convaincue du pouvoir du conte comme espace de rencontre, d’imaginaire et de réparation.




