Le road-movie du taureau bleu

20 Oct 2019

Festival Les jours sont contés

Texte: Loïc Brurat
Photo: Aurélien Marsan

Un dynamisme enflammé pour une scène en plein délire. Un conte raconté en deux temps: l’un dans un foyer d’accueil à l’odeur de plastique neuf pour les personnes atteintes de déficiences mentales; l’autre pour s’imprégner d’un conte breton dans une ambiance «à la bretonne».

À partir de nos protagonistes adolescents (Cédric et Sonia), on y trouve plein de personnalités attachantes au foyer Arc-en-Ciel, le tout avec une odeur de plastique neuf. Que cela soit avec un homme amnésique aux cicatrices musclées, une femme qui se fâche tout le temps, Domino et son canari, il serait à point d’affirmer que «plus il y a de fous, plus on rit»… Il nous faut seulement un peu d’imagination, comme Frédéric Naud nous le dit tout au long du spectacle.

Prenons note de la chambre d’adolescent, un dimanche soir, sans quoi ce conte n’aurait pu se faire en deux temps, trois mouvements. Le ménage de celle-ci peut attendre à demain. Cédric chante peut-être faux pour l’oreille de certains, mais le cœur dit vrai. La preuve: Sonia a non seulement mastiqué son chewing-gum tout au long de ce récit, mais en plus, elle a pu en partager la moitié avec celui-ci en contemplant un coucher de soleil!

J’ai adoré embarquer dans la chanson du minibus, en route pour la liberté, même si la destination a significativement changé en cours de route. Je ne sais trop comment, mais le conteur a le tour pour nous mettre dans l’ambiance de ses mises en scène et dans ses personnifications. Au lieu de «Olé!», je conclurai avec: «Chapeau, cowboy!» Des scènes dignes du Grand Bain (film) de Gilles Lellouche!

Merci, Frédéric Naud, de nous rappeler le bonheur du rire en bonne compagnie.

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