Arcanes

26 Oct 2019

Festival Les jours sont contésNos activités

Texte: Anne-Marie Robitaille
photo: Aurélien Marsan

C’est par une formulette d’entrée, enfilade d’images absurdes, de péripéties insensées que débute le spectacle Arcanes de Nadine Walsh.

Véritable formule magique qui nous ouvre la porte d’un autre monde. Un avertissement: chers spectateurs, nous basculons du côté des contes merveilleux et ici tout est possible. Laissez s’assoupir votre froide rationalité, car ce que vous allez entendre répond à une toute autre logique. C’est également une promesse que nous fait la conteuse: faites-moi confiance, tout va très bien se passer.

C’est ainsi qu’au fils de ces quatre beaux contes merveilleux, nous rencontrons, une princesse anmorphosée en perdrix verte, un trio de frères géants, un cheval aux bons conseils, un petit oiseau à la chansonnette hypnotique et dénonciatrice, une marraine hirsute a la recherche de quelqu’un qui pourra conserver un secret même au péril de sa vie.

Nadine Walsh met tout son talent au service de ces histoires. Que ce soit par son incroyable sens du rythme, sa maîtrise des gestes et des dialogues elle nous dessine des images claires, précises, parfois touchantes, parfois drôles. Mentionnons également l’audacieuse proposition du troisième récit. Un travail sur la forme qui simplifie, schématise les actions du conte, nous emportant à toute allure sans altérer la force des motifs, ni notre compréhension.

Finalement, un petit mot sur la salle du Victoria Hall qui accueillait un spectacle du festival pour la première fois. Outre le fait qu’elle offre un mur de belles pierres des champs comme fond de scène, ce bâtiment a lui-même une histoire intéressante (et un brin mystérieuse), utilisé par les Francs-maçons pour des présentations théâtrales et même des cérémonies.

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