par Jehanne Bergé
photo: Fabrizzio De Barelli

Vingt-cinq ans de festival, des nouveaux visages dans la petite équipe de la Maison des arts de la parole, un soleil radieux. Et puis surtout, l’ouverture de cette édition anniversaire, une soirée joyeuse dans la Salle du Tremplin devant la création d’Achille Grimaud et François Lavallée : Western.

En prémisse du spectacle, Sophie Jeukens nous rappelle que c’est entre autres ici à Sherbrooke que ce Western revisité est né. Dans les marges du festival, les deux compères ont mené une micro-résidence de création et un spectacle-laboratoire. Et puis, bonheur, nous étions l’un des premiers publics chanceux à découvrir ce récit imagé.

Alors qu’ils cherchent une tisane à Montréal, deux hommes, Achille, un breton, et François, un québécois, se retrouvent accoudés au bar à refaire le monde à coups de grandes gorgées de bière. Ils se mettent alors à rêver à un monde sans téléphone, ni internet, ni réseaux 2.0. Un monde déconnecté.

Les voilà en pleine traversée du désert à la quête de Stella, une sorte de paradis perdu. Ils s’engagent alors dans une lutte contre l’hyper communication à tout prix, du télégraphe aux réseaux sociaux d’aujourd’hui.

Dans ce western revisité, il y a (entre autres) une shérif à l’allure plutôt imposante, un patron peu scrupuleux qui se prend pour le roi des cowboys, des morts, de l’injustice, des anachronismes et un cellulaire coincé dans l’arrière-train d’un cheval.

L’histoire rebondit sans arrêt de chapitre en chapitre. Les conteurs jouent plusieurs personnages pour notre plus grand plaisir.

Un résultat bien ficelé et ingénieux de bout en bout.

Une ouverture haute en couleurs.

Un 25e festival prometteur.