par Jehanne Bergé
photo: Maïa Pons van Dijk

Il y a un peu moins d’un an, j’étais dans mon petit bureau bruxellois, en train de rêver à un autre quotidien, puis je suis tombée sur cette annonce : poste d’assistante à la coordination pour le festival Les jours sont contés en Estrie.

Contes + Québec: je n’ai pas hésité un seul instant et c’est avec beaucoup d’application que j’ai rédigé mes motivations.

Août 2014, je suis arrivée. Force était de constater que mes connaissances du conte se limitaient à Grimm ou à peu près, et celles du Québec à Montréal ou plus ou moins.

Petit à petit donc, doucement et pas trop vite, j’ai découvert un art et un monde. Rien que ça.

Et puis, l’automne aux mille couleurs a commencé. Prélude de l’aventure, la vraie.

Ils sont débarqué. La joyeuse bande était là. En deux, trois temps, les barrières sont tombées. Le festival pouvait démarrer.

Les histoires le matin, le midi, le soir et même la nuit.
Les contes traditionnels, les récits de vie, les monologues, les formes plus expérimentales.
Les spectacles ici, là-bas et aussi un peu plus loin.
Les oh! Et les ah. Puis aussi les bravo et les merci.
Le public en grand nombre.
Une certaine fébrilité.
Les chouettes bénévoles.
Les repas partagés.
Les entre-contes et les rencontres.
Des moments doux, puis des instants fous.
Les loups et les fleurs.
Les incroyables conteurs.
La belle équipe.
Le festival. L’aventure.

Voilà. C’est à peu près ça. Mais c’est surtout plus. Plus. Plus. Plus.
Merci pour ces beaux moments. Vraiment.