par Marie-Noëlle Doucet-Paquin
photo: Maïa Pons

La soirée commence par une mise en contexte. En effet, les contes présentés s’inscrivent dans le cadre des Journées québécoises de la solidarité internationale. On nous dit que cette année, une attention particulière est donnée à la participation citoyenne des femmes, « Toutes ensemble ». Et voilà qu’on est lancés dans une série d’histoires de femmes qui tissent des liens avec notre imaginaire.

La conteuse Françoise Diep est une conteuse d’expérience, ça se voit bien! Elle a ce talent de nous faire vivre les contes. Elle n’a pas perdu mon attention une seconde malgré qu’elle m’a paru quelques fois un peu à côté de ses souliers, mais elle n’a pas bafouillé une seule fois, elle ne le fait JAMAIS, nous a-t-elle affirmé après un long détour pour prononcer des mots qu’on avait déjà devinés. C’est une pro! Elle nous fait sourire.

Au fil des histoires, on découvre le personnage d’une jeune femme qui nous amuse, mais qui, au final, n’osera pas raconter ce qu’elle a vécu, parce qu’elle sait que personne ne la croira. Une autre femme qui sortira gagnante de deux complots : un premier mené par sa famille qui veut lui faire épouser son frère et un second par les autres femmes de son fiancé. Une histoire pleine de rebondissements, où cette femme belle, intelligente et forte jouera de main de maître pour sauver son honneur. Enfin, une vieille femme avare qui découvre le secret du bonheur : la solidarité!

Dans ce dernier conte, le public québécois s’est plusieurs fois fait mettre l’eau à la bouche lors de descriptions de repas copieux. Il a aussi découvert le nom du meilleur fromage du monde : le pélardon. Le voyage gastronomique nous a aussi fait reconnaître le cipâte – ou cipaille – du Lac-St-Jean, qui s’est délicieusement faufilé sous le pseudonyme involontaire de « six-parts » au banquet de la conteuse! Une fois de plus, on a souri!