par Evelyne Papillon
photo: Audrey Bacon

La soirée était animée par Frank Poule, tout de fourrure vêtu pour l’occasion, et accompagné au didgeridoo par Aurélien Marsan en première partie, puis par Sébastien Doyon à la guitare en deuxième partie.

D’abord, l’auteur Nicolas Giguère nous a lu des messages composés pour les personnes de son album de finissants, avec un cynisme bien senti. Quoi répondre aux messages que l’on sent peu sincères dans nos albums? Qu’il est grand parfois le malaise de croiser quelqu’un après des années… Ensuite, l’écrivaine Véronique Grenier y est allée d’un texte marin qu’elle a qualifié d’absurde, spécialement écrit pour l’occasion. Enfin, la comédienne Marianne Roy s’est tapé un trip culinaire, écorchant au passage le quotidien, les déboires amoureux et les succès d’Hugo Lapointe. En deuxième partie, elle a fait participer le public dans une activité de remodelage de ses poèmes et de lecture de ceux-ci. Puis Véronique Grenier a lu son livre Hiroshimoi, publié aux Éditions de Ta Mère, récit amoureux poétique doux-amer, rythmé, touchant et sensuel. Il faut continuer de suivre Véronique, car du nouveau s’en vient pour elle… mais vous n’en saurez pas plus, il fallait y être! Finalement, Nicolas Giguère a lu des extraits de son livre Queues, paru aux Éditions Hamac. La pression du physique parfait, l’horreur des bars, la pornographie et le concept vaseux de tolérance lorsqu’on parle d’orientation sexuelle, tout y est passé. À travers ces auteurs, le public a eu lui aussi l’occasion de venir faire des textes au micro ouvert.

En somme, ça fait du bien de sortir le méchant collectivement!