par Evelyne Papillon
photo: Aurélien Marsan

La salle était bien remplie lors de cette soirée d’ouverture du festival du texte court. La Maison des arts de la parole s’était même dotée de produits du Vent du Nord.

Un slam de contes, c’est une compétition amicale où les participants ont cinq minutes maximum pour conter. Un défi de concision que plusieurs ont relevé avec brio. Onze conteurs se sont affrontés, chacun avec un style, une époque et un thème différents.

Grâce à Marine Pouyfaucon, en conteuse sacrifiée, nous savons quoi faire avec des dattes véreuses. François Bienvenue nous a raconté une rencontre avec La Mort. Aurélien Marsan nous a présenté un écureuil très particulier. Marie-Christine Trahan nous a intrigués avec un crâne. Lynda Bruce a relaté cet homme qui ne faisait que siffler, même après son décès. Elsa Delbecque a usé de jolies rimes pour parler de loups. Steven Larivière-Beaudoin a parlé d’accumulation, son dynamisme a été remarqué puisqu’il a été choisi par les juges pour conter à nouveau.

Claire Jean et Sylvie Proulx sont venues en duo, avec leur belle folie, raconter la hyène qui voulait se faire passer pour une jeune fille. Vivant, trash, rigolo, que du bonheur! Maryse Robillard m’a surprise avec son rat qui s’était amouraché d’une saucisse. J’ai bien aimé son côté théâtral et sa comptine. Petronella van Dijk est la formatrice de bien des conteurs de la région. Son expérience et sa maîtrise sont indéniables. Elle nous a offert une réflexion sur l’amour et une autre sur la liberté, puisqu’elle est revenue en deuxième partie également. Enfin, Josianne Grenier nous a fait rire avec François le bossu et ses lutins.

En somme une soirée variée, pleine de cœur, avec des talents d’ici.