par Marise Robillard
photo: Shant Shahbikian

Quelle soirée fabuleuse!
Du conte, drapé de poésie…  De la poésie contée.
Du conte constellé d’humour… L’humour de deux conteurs.
Du conte, tel un serpent, dansant sur la musique… Une musique qui raconte, qui rencontre.

Un jeu de balle entre Didier Kowarsky et Simon Gauthier.  Un jeu dans lequel chacun sort ses plus beaux atouts. Présence implacable, élégance des mots… Émotions à bout de bras, trésors sonores… Du respect pour la différence. De l’amour? Ce qu’il y a de plus viril et de plus noble.

J’ai ri, j’ai pleuré. J’ai été touchée par la beauté de l’agencement des mots… Que peut-on faire de moins devant l’être aimé qui « nidifie au creux du bras »? Comment résister soi-même à l’envie de se lover dans le creux d’une clavicule… Touchée par ces deux esprits empreints, ou plutôt emplis de cette force adolescente. Cette force, prête à voir changer le monde.

Issue d’une fugace rencontre de 37 secondes, trois années auparavant dans un précédent festival, cette troisième rencontre fut pour moi une bénédiction de plus d’une heure. Je n’en ai que plus de hâte pour cette soirée finale de dimanche, à la salle du Tremplin, qui affiche déjà complet.