par Marie Lupien-Durocher

Flashback.

Samedi dernier, Jan Andrews et Jennifer Cayley livraient The Book of Spells: A Love Story, à la Maison des arts de la parole. Un spectacle échafaudé autour de leur propre histoire d’amour, depuis les racines solides d’une amitié passionnée jusqu’aux tumultes d’une vie à deux qui n’avait pas prévu sa propre existence.

The Book of Spells, c’est ce recueil de nouvelles dont elles avaient discuté autour d’un café, alors que leur amour se cachait encore sous le masque de l’amitié et que leurs discussions enflammées n’avaient pas encore pris la forme de ces disputes incessantes, triste trame sonore des premiers temps de leur vie de couple.

Tout au long du spectacle, elles passent du réel à la fiction, dessinant des ponts entre les histoires du Book of Spells et leur propre histoire, éclairant le passé à la lumière des contes qui leur sont si chers, jusqu’à ce que le réel tout entier s’illumine.

Du déni au désenchantement, le chemin n’a pas été de tout repos pour les amoureuses. Mais elles ont su se faufiler jusqu’au happy end. Et au bout de ce voyage dans leur intimité, c’est un goût d’espoir infini qui restera imprégné sur les lèvres d’un public conquis. Une envie de s’accrocher quoi qu’il advienne, de continuer, inébranlablement, de se tenir la main dans la noirceur.