Texte par Audrey Bacon
Photo par Alexandra Marcotte

Il entre, s’assoit sur sa chaise berçante, ferme les yeux, et il raconte.
Sa voix traverse la salle et c’est l’Irlande autour de nous.

La salle, pleine et attentive, ne peut s’empêcher de rire lorsque le personnage principal de la première histoire de Mike Burns fait son entrée. Un homme habillé d’un unique speedo poilu, ramassant du bois pour sa mère bien irlandaise. L’homme finira par rencontrer des créatures lors de sa chasse aux brindilles : la première à une tête, la deuxième à deux têtes et la troisième à trois têtes. Lors de ces batailles plus que divertissantes, l’homme au speedo ramassa 3 objets qui l’aidèrent dans sa nouvelle quête. Voilà qu’entre en jeu une princesse bored out of her mind, dont le roi de père voulait la marier. Il disait que celui qui pouvait faire rire sa fille 3 fois aurait sa main. Sans surprise, c’est l’homme au speedo qui finit par épouser la princesse, maintenant bien entertainée.

L’histoire suivante continue les triades, avec les 3 fils du roi d’Angleterre, les 3 cheveux magiques et les 3 aventures racontées par le héros. À la fin, tout est bien qui finit bien. Le conteur se lève, remercie le public et quitte. Je me lève et je me surprends du paysage de chaises et de murs. Où sont les plaines, les collines et les vallées foisonnantes de vert? Où sont les bourrasques de vent? What the f***?

Il est difficile de décrire l’effet que Mike Burns a dans une salle, lorsqu’il se met à conter. La best manière de le décrire serait de dire que le passé, le présent et tout ce qu’il y a entre les deux n’existent plus, et n’ont jamais été aussi palpable à la fois. Les personnages sont réels et les spectateurs sont le produit de la fiction.

Les anachronismes se mêlent à l’histoire et lui donne encore plus de sens. Les anglicismes et l’irlandais se mêlent à l’histoire et lui donne encore plus de sens. Of course que le Diable écoute le hockey et prend pour le New Jersey, qui peut en douter maintenant? Anyway… sláinte!