par Amélie Aubé Lanctôt

La Maison des arts de la parole accueillait hier soir entre ses murs, un slam de contes comptant au total sept participants qui avaient le mandat d’épater les juges ainsi que le public, et ce, en cinq minutes.

Marie Lupien étant la conteuse sacrifiée a donc ouvert le bal avec un conte original et moderne qui traitait du temps, de cette frénétique course contre la montre qui est le lot de bien d’entre  nous.

En second lieu, Bruno Laliberté nous a fait parcourir les routes, accompagné d’un vieillard et d’un enfant n’étant nulle autre qu’un fantôme ; métaphore d’une mémoire qui aura aidé l’aîné à retrouver son village.

Anthony Lacroix a opté de son côté pour un conte très bref, mais efficace et drôle où il était question de corde à linge, de farine et de paresse.

Aurélien Marsan qui à mon sens nous a offert le plus beau conte de la soirée, et qui de surcroît était de son crue, nous a présenté une magnifique fable située entre ciel et mer, où il était question d’un papillon et d’une sirène au destin peu commun.

Josiane Grenier a pour sa part présenté trois brefs contes modernes mettant en scène le personnage Nasreddine étant, soit à la recherche d’une clef perdue, ou encore, qui ne sait avoir aucune demi-mesure.

Michel Thibault a de son côté su capter notre attention avec un conte qui mêlait à la fois une sorcière, une princesse, un œuf et un taureau.

Enfin, Petronella Van Dijk, la fondatrice des Productions Littorales aujourd’hui devenues la Maison des arts de la parole, a clôturé la compétition avec un conte d’une grande sensibilité où un marchand de Bagdad volait à un enfant un oiseau possédant un magnifique chant.

C’est d’ailleurs cette dernière qui a remporté la première position de ce slam de conte ; la deuxième place ayant été octroyée à Aurélien Marsan et la troisième à Anthony Lacroix.