par Marine Pouyfaucon

Dans l’ambiance moelleuse de la Bibliothèque de Coaticook, les petites oreilles bien réchauffées par le rituel de Marie Lupien-Durocher sont prêtes à accueillir Arleen Thibault, qui a ouvert le bal des contes pour enfants en ce samedi matin ensoleillé.

La conteuse enjouée a sorti son harmonica magique-qui-fait-danser, avant de le confier à la garde du cactus attentif. Avec une expressivité pétillante, elle nous a embarqués dans les aventures de trois personnages, qui avaient chacun leur petite idée bien accrochée.

Un tailleur de pierre, qui avait décidé qu’il voulait devenir le soleil. De métamorphose en métamorphose, son petit cœur s’en est retrouvé tout changé, pour le meilleur.

Le fils d’un chasseur, qui voulait à tout prix jouer à cache-cache ce jour-là. Un chouette conte de randonnée où on apprend qu’une coquille de peanut est une très bonne cachette. Et que quand ils ont bien mangé, la poule aime jouer à saute-cailloux et l’impossiblement grand serpent, imiter le cri du sanglier!

Joséphine, la petite fille qui ne voulait pas jeter son doudou tout abîmé. Heureusement, son grand-père couturier-inventeur, avec ses ciseaux qui coupent, ses mains qui plient et son aiguille qui coud, lui a fabriqué sans cesse de nouveaux objets pour recycler le tissu usé, mais tant aimé. On a même vu pousser une forêt d’arbres-chatouilleurs, aux longues branches en forme de bras d’adultes.

Le cactus a finalement rendu son harmonica magique à Arleen Thibault, et cette fois nous avons tous dansé avec elle. Il paraît même que certains enfants auraient continué à danser, même une fois sortis de la bibliothèque. « Ca, c’est la magie, on ne sait jamais quand ça part… »