par Ève Courtois
photo: Audrey Bacon-Giffard

Comme toujours, le spectacle de clôture fut grandiose! Cinq conteurs se sont rassemblés sur scène, le temps de laisser leur imagination délirer pour la dernière fois du festival.

C’est Simon Gauthier qui ouvre le bal avec un conte mythique de chasse à la baleine. Accompagné par son étrange instrument, il nous raconte l’Arctique à l’époque coloniale, avec ses sons et ses bêtes fabuleuses. Son interprétation est tout simplement fabuleuse, et le public est accroché à ses lèvres, au moindre mouvement qu’il entreprend. Parce que Simon Gauthier ne se contente pas de raconter avec les mots : il raconte avec les sons, les gestes, les regards…

François Lavallée enchaîne à merveille avec une mystérieuse histoire de son enfance. Plongé dans l’univers de sa jeunesse en Montérégie, il nous raconte la légende entourant la vieille dame du village, dont la vie s’avère fort intéressante. Avec son imaginaire coloré, François Lavallée nous fait rire et frémir!

Par la suite, Catherine Gaillard et Jihad Darwiche nous présentent chacun leur version de la genèse. Ils revisitent l’arrivée de l’Homme sur Terre ou, devrait-on dire, de la Femme!

C’est ensuite Didier Kowarsky qui nous conte ce qu’il lui reste à conter parce que, selon ses dires, il voulait conter sur les baleines et les vieilles femmes! Il nous transporte donc ici et là, aux fin fond du Mexique et à Paris, à bord de son extravagance déconcertante.

Au retour de l’entracte, c’est Catherine Gaillard qui nous attend avec toute une histoire de princesse! Féministe à ses heures, elle nous entraîne dans un conte aux allures traditionnelles, mais qui nous laisse surpris au fil des péripéties. Un petit bijou de conte!

Désireux d’étirer le plaisir au maximum, les conteurs se relaient les uns après les autres, à coups de contes du terroir et de proverbes d’ici et d’ailleurs.

Comme toujours, cette soirée nous aura fait vivre la magie du conte, dont nous resterons imprégnés jusqu’au festival de l’année prochaine.