par Géraldine Lansiaux
photo: Maïa Pons-van Dijk

Ce soir, on a entendu le chant des baleines à Magog. Dans la petite salle de l’Espace culturel, Simon Gauthier nous a menés en bateau. Oui, il nous a menés en bateau et nous avons ramé avec lui. Embarquement au port de Tadoussac, le voyage débute. Tout en poésie et en douceur, nous avons pris la mer. Nous avons chanté avec les marins pour hisser la grande voile. Chansons traditionnelles, chants de marin, chants enfantins. Car le conteur mélange tout: le vrai, l’imaginaire, le conte, le chant, la musique, la poésie, l’humour, la vie et la mort.

Nous nous sommes laissés prendre dans cette histoire de chasse à la baleine. Nous étions avec eux dans le fleuve et en mer; nous avons vu l’épais brouillard, le phare au loin, les baleines soufflées. Nous avons ri, ri de ses jeux de mots, ri de ses mimiques à la Louis de Funès, ri de ses personnages aux voix sorties de cartoons. Nous nous sommes laissés bercer par le son de son drôle d’instrument, le baleinophone, ou de sa scie musicale. La soirée a filé, le compteur a tourné, le conteur a tourné!

Simon Gauthier est ambassadeur de la Côte-Nord, je le crois volontiers. En 45 minutes, il nous a donné envie de prendre la route et d’aller embrasser le fleuve; de fouiller les histoires de marins, de pirates, de pêcheurs et d’entonner en chœur « il était un petit navire ».

Pour finir, savez-vous quel est le féminin de bélugas?