par Emmanuelle Francoeur
photo : Shant Shahbikian

Ce jeudi 26 mai m’a été donnée l’opportunité inusitée d’assister à mon premier slam de contes. Pour quiconque ne serait pas familier avec ce type de spectacle, il s’agit de l’enchaînement de différentes histoires racontées par ses participants. Chacun d’entre eux bénéficie de cinq minutes pour conquérir les cinq membres du jury, sélectionnés préalablement parmi le public. Il est ainsi tout à l’honneur des conteurs d’avoir collectivement rempli une soirée de divertissement si haute en variété, allant du conte ludique au plus mélancolique. Quoiqu’en aient été les résultats finaux dévoilés par les juges, les spectateurs – dont je fais moi-même partie — auront eu droit à des performances mémorables et riches en couleur.

Le slam de contes s’est déroulé à la Maison des arts de la parole. Si vous n’en êtes pas un habitué, n’ayez crainte. Chaises confortables, plancher et tables en bois, mur de briques rouges où les artistes sont mis en vedette… La salle du spectacle, à l’image de ceux qui l’ont animée toute la soirée, débordait de convivialité.

À 20 h, applaudissements et projecteurs ont enfin fait lumière sur le conte, ce méconnu du public. Le rythme des performances contrastées a enfilé la partition du temps alloué. Tantôt maître, tantôt délaissé, ce temps s’est accéléré ou ralenti pour laisser place, dans la lumière diffuse, aux illuminations qu’ont proposées les artistes.

Une mention toute spéciale à Claire Jean et à Marise Robillard, arrivées ex aequo en troisième place, ainsi qu’à Petronella van Dijk pour la deuxième position. Félicitations à la grande gagnante Sylvie Proulx. Le traditionnel slam de contes marque le coup d’envoi du festival du texte court de sherbrooke. D’autres activités tout aussi divertissantes suivront jusqu’au 29 mai prochain.