par Evelyne Papillon
photo: Isis Dostie

Didier Kowarsky est un récidiviste du festival. Sa prestation est composée d’anecdotes déstabilisantes comme celle d’un voleur qui se rend compte qu’il est dans une maison vide et de contes plus élaborés, toujours ingénieux, absurdes par moments et captivants.

Au début, je vois l’homme, grand, chauve, tout un personnage, puis je me fais prendre par ses gestes minutieux et mon cerveau embarque en mode « tout se peut », je visualise l’histoire. C’est ce qui arrive quand la magie du conte opère.

Nous avons eu droit à une licorne, à un cheveu contenant le savoir du monde, à l’histoire de la découverte des sexes et même à une sorte de Barbe bleue polymorphe à trois yeux (même avec 99 clés, il en faut toujours une de plus). Tout cela est accompagné de poèmes, de chant et parfois de sons rigolos pour le bonheur du public.

Pour ce qui est du volet éducatif, nous savons maintenant différencier le fichu du foulard et du mouchoir. La maison de Kowarsky est peut-être vide, mais nos oreilles, elles, sont remplies d’histoires et de plaisir.