texte et photo: Audrey Bacon

La soirée commence avec Érika Soucy, native de la Côte-Nord. Ses poèmes respirent son coin de pays. Le public a droit à plusieurs textes, dont son premier texte narratif. Toute en simplicité, sa performance parfois touchante est le parfait début de cet événement de clôture. Les musiciens, Benoît Converset et René Zeledon, accompagnent parfaitement les mots de l’auteure. Ils continueront de le faire pour les autres tout au long de la soirée, d’ailleurs.

Ensuite, Mathieu K. Blais monte sur la scène et embarque immédiatement le public dans son univers, beau et écœurant à la fois. Ses mots se partagent entre le réel et le moins réel, avec une touche de cynisme par-ci par-là. Il nous parle de sa grande famille, troublée et troublante, puis nous partage un formulaire d’absence de son cru.

Vient le temps de Catherine Cormier-Larose. Elle nous parle de gens, elle nous parle d’endroits. On fait une traversée du Canada en se rappelant des souvenirs inconnus. Elle nous offre ensuite un texte inédit sur le seul et l’unique Noël, assise près des musiciens, toute à son aise. Ses mots sonnent vrai et son authenticité se reflète sur les murs de la salle et les pupilles de spectateurs.

Après l’entracte, William S. Messier monte sur scène pour une présentation qui sort de l’ordinaire. Les spectateurs ont droit à un texte éclaté sur la visite de Michael Jordan au Zoo de Granby, le tout accompagné d’un PowerPoint des plus savoureux. Drôle et léger, son texte réussit à craquer un sourire sur le visage de tout un chacun.

Puis, c’est le tour de Catherine Kidd, qui présente une performance en anglais. Accompagnés de mouvements et de la voix envoûtante de l’artiste, ses poèmes performés nous emmènent dans la savane africaine. Des hyènes aux lions et des sans-abris aux enfants sud-africains, elle ne quitte pas le public des yeux un instant. Elle est réellement une force de la nature, plus grande que la scène qu’elle occupe.

La soirée se termine avec Pascal-Angelo Fioramore. C’est une performance singulière que l’artiste nous offre, oscillant entre ses trois claviers, ses papiers éparpillés, ses plusieurs couches de vêtements et sa luminothérapie. Drôle, absurde et déstabilisant, c’est dans une portée en sol que la dernière note de cette performance sonne la fin du festicourt. Que demander de mieux?