par Florence Hellin
photo: Anthony Lacroix

Lors du traditionnel micro ouvert du festival du texte court, la Maison des arts de la parole s’habille de son sens : dans cette maison, on est entre amis. Entre les habitués qu’on retrouve et les nouveaux venus qu’on accueille. On parle et on écoute. Récit de cette intimité partagée.

Anthony Lacroix nous sort de l’hiver et offre le printemps comme réponse. Mourir dans un horrible accident d’avion dans une région reculée de l’Afrique de l’est et vivre dans l’au-delà comme une lionne est la confession de Daphné B. Marianne Verville nous rappelle que les adieux sont proches et qu’ils ne valent rien devant ceux qui sont infinis. La distance entre l’Abitibi et l’Estrie se réduit, Jan-Léopold Munk nous rejoint. L’est pas grave, l’état du monde. C’est c’qu’on dira, c’est ce qu’on répètera. Pascal Rioux arrive et nous dit que Jésus n’est jamais venu pour les chats. On souffle, respire et tremble en même temps que Jean-François Hamel. Apprend grâce à Simon Leclerc que l’étymologie de Dollarama trouve son origine à Hochelaga : douleur à l’âme. Marine Pouyfaucon, accompagnée de Joann Sfar, nous révèle le secrets des interstices, ces moments de vide et de répit. Julie Bernier et Jacques Prévert nous confrontent au terrible petit bruit de l’oeuf dur cassé sur le comptoir. Entre les notes des mots, Louis Caron fait de la place pour celles de la guitare. Vient la fin de la soirée, le temps des secrets de Jean-Maxime Lévesque et de ses samedis soirs où la nuit a été bleue de désir dans sa télé.
 
On est entre amis, à la Maison des arts de la parole. On jase, on écoute, on sourit, on s’émeut. On se dit au revoir, à bientôt. Et merci.