Par Jade Bourgeois

Présentée à La Petite boîte noire, la troisième soirée du Festicourt est venue nous chercher droit dans les tripes. Les poèmes et les textes récités dans la soirée étaient tous reliés d’une certaine façon au monde de la famille et de la généalogie. Plus d’une dizaine d’artistes se sont succédé sur scène pour le plus grand bonheur des spectateurs, venus passer un moment intime et émotif dans une Petite boîte noire toute chaleureuse.

Pour Généalogie, deux poètes bien établis, André Gélineau et Stéphanie Pelletier, ont grimpé sur scène pour nous offrir des prestations puissantes et remplies de leurs émotions toutes personnelles. Accompagné de sa console, André Gélineau a déclamé ses textes assis, au rythme de ses arrangements musicaux. Sa prose impudique et son charme presque enfantin ont conquis le public. Ensuite, Stéphanie Pelletier a commencé avec une histoire de famille remontant à son arrière-grand-père Lucien, récit fort et touchant d’un drame ayant marqué des générations. Ses trois autres textes, très rafraîchissants, ont tourné autour de la maternité et de son fils. J’en suis ressortie avec le sourire et la hâte d’avoir des enfants.

Généalogie a été suivi d’un micro ouvert magnifique. Mon premier séjour dans le monde de la poésie orale a touché une corde sensible et la diversité des talents m’a impressionnée. Les artistes avaient la chance de pouvoir compter sur le duo musical La Fièvre pour accompagner leur prestation s’ils le souhaitaient, ce qui a donné lieu à de beaux moments d’improvisation et de complicité.

Un coup de cœur pour l’animateur, Anthony Lacroix, qui a su nous fait rire entre chaque artiste avec ses anecdotes et ses présentations cocasses.

Malheureusement, Marjolaine Beauchamp, une artiste prévue pour le spectacle Généalogie, a dû se désister à la dernière minute. Un contretemps qui n’a pas du tout ébranlé la qualité de la soirée. D’ailleurs, deux de ses collègues sont venus lire des extraits de son recueil sur scène : un beau moment du Festicourt.