Par Amélie A. Lanctot
photo: Amélie A. Lanctôt

PASCAL FLORAMORE

Du théâtre, lent, à rire, de la présence surtout, en haleine, en silence. Quand les mots ne savent pas comment s’écrire. La haine, l’amour, le cri. Contre l’autre, contre n’importe qui, contre soi ? On le joue ! On l’affirme ! Et c’est un pas vers le poème. Toujours, qui ne s’écrit pas… Il nous dit l’absurdité d’écrire ou encore de se croire si important : « Je n’ai écrit que 12 poèmes en 4 ans ». Mais, quand même, en y pensant, en les mettant en scène, tous les mots prennent un sens, une présence, une fragilité d’exister.

CAMILLE CLÉANT

Ça se tisse, ça nous amène dans cette toile où les amours finissent et nous emmène ailleurs, vers soi, dans notre propre monde individuel, fragile. Une voix théâtrale, tragique. C’est l’amour blessé, l’amour en attente, l’amour que nous avons tous connus avec cette illusion de notre propre singularité. Vrai. C’est surtout un décor pour le dire, une mise en scène  et un regard qui transmet un vécu, une émotion.

SÉBASTIEN DULUDE

C’est sans doute l’éclat, le génie de l’inconscient de tout ce qui s’est dit dans cette soirée. L’amour, ça fait mal, ça entre dans la peau. Qu’on le veuille on non, c’est un acte masochiste et sadique à la fois. Sébastien Dulude nous aime avec toute sa conscience. Il nous dit :  « Du Sang (vlan), dans ta face ! » ! Des traces, des souvenirs. Véritable parole poétique, à écorcher et à réfléchir. L’époque est au « jackass » : ce n’est pas gratuit, c’est dans la peau !