texte et photo: Petronella van Dijk

Nouvelle direction au petit restaurant le Singing Goat: des amis du milieu culturel (Jean-François et Catherine) qui, gourmands, ont eu envie d’animer un lieu pour faire fleurir la culture au milieu d’assiettes et de tables bien garnies. Qu’ils soient bénis!

Or, ce soir, ce lieu (petit) était rempli pour l’occasion du 5à7 où, impromptu, se rencontraient deux conteuses anglophones. La première, Ann Rothfels, est connue dans la région. Non seulement parce qu’elle conte bien, qu’elle propose des récits singuliers empreints d’humour et d’amour, mais aussi parce qu’elle est une des fées du conte dans la région, où elle organise, depuis plus de 25 ans, les rencontres mensuelles des conteurs anglophones (chaque 3e jeudi du mois, au Centre culturel Uplands). Et pour l’occasion, bien sûr, elle a proposé une de ses créations: un récit du temps où elle était maîtresse de maternelle et s’ingéniait à trouver toutes sortes de manières de faire que les enfants qu’elle considérait comme «les siens» aient tous les sens aiguisés pour développer leurs curiosités, leurs intelligences, leurs sensibilités.

Et puis, venue d’Ottawa, mais originaire d’Argentine, Marta Singh, la grande amoureuse des contes merveilleux. Avec sa voix douce, elle nous a présenté une version magnifique du Prince Serpent, la version de la très regrettée Alice Kane, mentor de nombre de conteurs ontariens.

Après la pause, Michel Thibault, Ann Rothfels et moi-même avons fait du micro libre un moment où la parole a continué d’osciller entre tradition et création contemporaine, avec le même bonheur, la même poésie, le même enchantement.