photo: Maïa Pons

Dans les marges du festival, hors des feux des projecteurs, derrière la scène ou sur la route, avant, après les spectacles ou entre parenthèses, se cachent parfois des petits trésors de moments. Maintenant que la poussière est bien retombée, on vous partage dix secrets bien gardés – et autres anecdotes croustillantes – sur la vingt-troisième édition de notre festival de conte adoré.

  1. Les derniers jours avant le festival ont toujours une allure de marathon, dans les bureaux. Les journées sont chargées. La fatigue gagne du terrain. Les lunchs sont de moins en moins fancy. Mais le jour où Marie s’est fait chauffer un grand bol de pâtes aux morceaux d’omelette coupés, on s’est dit que là, vraiment, on avait atteint des sommets.
  1. C’est quand notre stagiaire décide de se faire du café, oublie de mettre le café et se retrouve avec un grand silex d’eau chaude qu’on comprend qu’elle commence à être vraiment fatiguée. (N’est-ce pas, Émilie?)
  1. Quand Myriam Pellicane et Didier Kowarsky ont rencontré la mythique Madame Bou, il n’a fallu que quelques minutes pour que la complicité s’installe. C’était à qui arriverait à lui faire « bou » en premier. Et quand Didier a finalement réussi à la prendre par surprise, elle s’est rachetée quelques minutes plus tard en l’attrapant par derrière.
  1. Avis à tous ceux qui croient qu’une livre de café moulu, c’est suffisant pour tenir tout un festival: c’est que vous n’avez encore jamais rencontré Myriam Pellicane. (Il lui en a fallu quatre pour tenir jusqu’au bout.)
  1. Pour trois spectacles présentés à guichet fermé à la Maison des arts de la parole, il a fallu trois affiches différentes. La première a été accidentellement mise à la corbeille par le concierge; la deuxième a subi les attaques répétées de conteurs qui s’amusaient avec notre embosseuse.
  1. La première chose que nous a fait remarquer Didier Kowarsky, en débarquant à la Maison des arts de la parole après un an d’absence, c’est que les mannequins de la boutique Réjean Mode (juste à côté de nos bureaux), portaient les mêmes vêtements que l’automne précédent. Le lendemain, ils avaient changé de look.
  1. Pour la représentation de SAPU à la Salle du Parvis, Renée Robitaille avait emmené un plein sac de thé du Labrador à offrir au public en infusion, après le spectacle. Mais quand la grande cruche qu’on avait cru idéale pour l’opération s’est fendue de haut en bas dès qu’on y a versé l’eau chaude, il a fallu trente bonnes minutes – et une bonne douzaine de théières et d’ustensiles en tous genres dénichés d’urgence dans les armoires – pour bricoler un plan B. Le thé fut finalement prêt quelques secondes avant la fin du spectacle – ni vu ni connu.
  1. 21 octobre, midi. Nicole (bénévole en or) part de chez Petronella van Dijk en direction de la Maison des arts de la parole, avec dans le coffre le repas du midi qu’elle a concocté pour les artistes. On nous assure qu’elle se rendra sans problème; quelqu’un est avec elle pour la guider. On apprendra plus tard que la guide touristique en question, c’était Françoise Diep.
  1. Porter un monocle dans une microbrasserie comporte des risques. (C’est comme ça que celui de Didier – au beau milieu d’une conversation enflammée – s’est retrouvé dans la bière de Myriam.)
  1. Vous vous souviendrez peut-être d’une série de vidéos maison dans laquelle les trois organisatrices incarnaient – à grand renforts de costumes – quelques stéréotypes coriaces liés au conte. Ce que vous n’avez jamais encore su, c’est que la robe de princesse de Sophie était tellement petite qu’elle ne fermait pas derrière! (Comme quoi faut pas toujours se fier aux apparences.)