Par Audrey Bacon

Alors que les préparations battent leur plein, je sens autour de moi de l’électricité dans l’air; et j’aperçois des étoiles dans les yeux de ceux qui attendent avec impatience ce qui se prépare entre les hauts murs du bureau. Du 12 au 22 octobre, la salle de la Maison des arts de la parole se transforme, et elle entraine avec elle quantité d’autres endroits dans sa vague de contes et de chaleur humaine.

Au bureau du 138 Wellington Nord, le grand tableau, transformé en calendrier logistique pour l’événement, me regarde avec ses dates et ses heures. Mais ce festival, c’est bien plus que des chiffres et des nombres, non? C’est du moins ce que je crois comprendre.

Voyez-vous, je suis toute nouvelle dans ce domaine fascinant et vivant qu’est le conte. Je vis mon premier festival Les jours sont contés, et je suis emplie de fébrilité, d’excitation et de curiosité. Je ne savais pas exactement à quoi m’attendre pour ces 11 jours, surtout en ce 25e anniversaire du festival. Cependant, j’entends les exclamations des gens lorsqu’ils consultent pour la première fois notre programmation, je vois nos bénévoles se ruer vers les différentes feuilles de tâches lors de leur 5@7. Alors, je commence à me faire une idée sur l’imaginaire singulier et captivant qui entoure ce festival.

Pour construire les bases cet imaginaire, je me suis dit qu’il ne valait rien de mieux que de consulter des habitués et de leur demander : dites, c’est quoi votre meilleur souvenir du festival Les jours sont contés?

 


 

« Je me souviens d’un soir, tout au début du festival, peut-être la 2e ou la 3e année, nous avions invité Ndjouga Sarr, merveilleux conteur sénégalais. Ndjouga s’est mis à conter et, pour la première fois de ma vie je crois, l’intérieur de ma tête s’est mis à s’agiter… en couleurs! » – Petronella

 


 

 

« Ces petits moments de plaisir au bureau pendant le festival! » – France

 


 

« À chaque festival, nous découvrons un monde de mots remplis d’un imaginaire flamboyant! » – Josée

 


 

« En entrant chez Petronella pour un souper, voilà que Jihad Darwiche se retourne vers moi… je suis impressionnée, figée, j’ai tellement entendu parler de lui! Est-ce qu’il a su lire mon visage ou est-ce simplement sa chaleur habituelle, lui qui ne me connait pas s’approche, me serre dans ses bras en disant, tout sourire: « Ma cousine! Comment vas-tu ? »  Ça y est, la glace était brisée! On a ri ensemble, puis j’ai soupé avec tous ces conteurs accueillants, humbles, humains et chaleureux. » – Marie

 


 

 

« La fougue et l’enthousiasme d’Achille Grimaud et François Lavallée à la fin de leur « Western » en sortie de résidence, lors de l’édition 2015 du festival. Électrisant! J’étais prête à partir avec eux. » – Marine

 


 

« Voir mon garçon, bénévole assidu depuis plusieurs années déjà, se passionner pour le festival et les spectacles, pour la parole vraie et nue, pour les artistes. Le voir fraterniser avec des conteurs venus de toute la francophonie, créer des liens. Le voir avoir envie de se rendre utile et de participer à sa mesure à cette grande rencontre. » – Christine