par Aurélien

Franck Sylvestre doit être un peu Dorli pour nous emmener ainsi en voyage.

Une magie qui fait tomber les murs et nous propulse en Martinique. Terre de reliefs, de couleurs et de fruits. Terre de mauvais sorts, de fossoyeurs et d’esclaves aussi, dont les murmures peuplent encore les champs.

Quelques percussions, et les histoires sont rappelées pour de bon en même temps que remontent les mémoires. Des tranches de vies. Des tranches de cœurs. Des tranches d’horreur et de corps éviscérés aussi.

Le fossoyeur est un voyage insaisissable, un tourbillon dans lequel on se laisse emporter, une oscillation entre Histoire, sorcellerie et conte merveilleux, qui porte aussi en elle les traces d’une critique acérée et d’existences meurtries.

Trois sauts en slam, et Franck nous ramène au Québec. Sur fond d’autobiographie et de Martinique encore. 1733, le bourreau du Québec est un esclave noir Martiniquais.

Les fils entre Martinique, France et Québec s’entremêlent depuis longtemps.