par Claire Jean

Entre ruine-babine et harmonica, entre tapage de pieds et tamtidelam, les histoires d’Arleen Thibault se succèdent aisément. Fille d’un père laitier et d’une mère décoratrice d’intérieur, elle livre ses contes pour nous décorer l’intérieur comme elle le dit en début de soirée.

La mort, la crampe et la migraine cherchent à obtenir d’un berger un mouton pour se faire un souper de filles. Impossible d’y arriver.

Rêvons donc en couleurs, nous raconte une histoire de diable, de charpentier et de pont. Imagé et agréablement loufoque.

Un conte commandé par la ville de Québec à propos de la rivière St-Charles et du bateau de Jacques Cartier: La grande Hermine. Madame Beaudoin avec sa canette de coke et sa télécommande nous font vivre des moments de joie et de folie.

Le conte de la fileuse et du cordonnier nous transporte dans un mariage entre une vieille fille et un vieux garçon. La soupe au pois de monsieur mangée matin midi et soir déplait à madame. Un pari qui se termine par une interdiction de parler et un dialogue turluté entre les époux. Savoureux à souhait.

Le dernier conte se passe dans une baie glaciale et traite d’une histoire d’amour entre deux jeunes gens. Monsieur Chose et madame Vadeboncoeur, les parents se défient par le feu et arrivent à s’entendre.

Arleen Thibault est la fille spirituelle de Michel Faubert: le même amour de la scène et le même plaisir à conter. Plaisir qu’elle nous a transmis avec simplicité et vérité