par Audrey Bacon-Giffard et Sophie Jeukens
photo: Fabrizzio De Barelli

Maintenant que les bilans sont bouclés, on vous partage une petite compilation maison des 10 anecdotes les plus savoureuses croquées dans les coulisses du 25e festival de conte Les jours sont contés.

 

1.
Que fait une directrice générale en congé de maternité pour tester la résistance de sa nouvelle équipe?
Elle lui envoie un joli courriel, la veille de l’ouverture du festival, pour faire six réservations.
(Parce que c’est bien connu, on se tourne toujours les pouces la veille d’une ouverture.)

 

2.
Ça faisait des années que Catherine Gaillard n’avait pas entendu conter Barbe bleue.
Et puis le soir où elle est allée entendre Didier Kowarsky à la Salle du Parvis, ça l’a frappée.
Cette fameuse histoire de Trimattos qu’a racontée Didier est en fait une version de Barbe bleue (on vous le donne en mille si vous ne l’aviez pas reconnue); elle-même s’apprête à raconter, avec Nadine Walsh, dans leur « rencontre » du dimanche, deux versions entremêlées de Barbe bleue; et le lundi suivant, trois conteuses de la région doivent présenter un spectacle intitulé Barbe bleue.
On aura finalement entendu quatre versions de Barbe bleue en un seul festival.
C’est peut-être ça qu’on appelle l’air du temps…

 

3.
Quelques jours après son spectacle au Parvis, Didier, qui était hébergé chez Sophie, a reconnu le Trimattos… sur les couches de Léandre, le garçon de Sophie. De jolies couches vertes à l’effigie d’une sorte de monstre-extraterrestre à trois yeux. (Comme ça, faut l’avouer, il avait l’air beaucoup moins menaçant.)

 

4.
Cette année, le 13 octobre tombait un vendredi. Le premier vendredi du festival.
Eh bien ce vendredi-là, Achille a bien failli ne jamais se rendre à son propre spectacle, Louis (le copain de Sophie) a attrapé la gastro, et Daisy et Audrey se sont retrouvées sans voiture, avec tout un buffet à trimbaler au Studio Mouvance.
On n’est pas superstitieuses. Mais on a tout de même vérifié dans combien d’années on aurait à nouveau un vendredi 13 en plein festival. (C’est en 2023. Ça va, on a le temps de voir venir.)

 

5.
C’est un secret pour personne: Petronella, la fondatrice de la Maison des arts de la parole, est une femme occupée. Mais cette fois, elle a peut-être battu un record de programme serré.
Le jour où elle devait conter Cendrillon en deuxième partie du plateau double des Grands contes merveilleux, elle rentrait d’un festival de conte en Allemagne, par un avion qui devait atterrir à Montréal à 15h30.
Elle est finalement arrivée à la salle 45 minutes avant le début du spectacle, toute sereine (mais sans doute bien crevée). Et nous, faut l’avouer, on a eu chaud.

 

6.
Audrey travaille à temps partiel. En théorie, ça veut dire qu’elle devait prendre des congés, durant le festival. Mais son enthousiasme débordant en avait décidé autrement.
Son argument de prédilection pour qu’on la laisse faire des heures supplémentaires à volonté? « Moi, j’ai pas de responsabilités. J’ai juste deux chats. »
Gageons que les Gandalf (parce que oui, ils s’appellent Gandalf tous les deux) se sont quand même un peu ennuyés d’elle durant le festival.

 

7.
Il  faut croire que notre chère Daisy n’en avait pas assez comme ça dans son assiette, car un beau matin, en allant chercher notre voiture de location dans un stationnement adjacent à son appartement, une surprise la guettait. Une splendide « puck » sur le derrière dudit véhicule! Voilà que la journée n’était même pas commencée qu’elle s’annonçait déjà longue.

 

8.
Qu’advient-il lorsqu’une bande de conteurs et de conteuses se rassemblent au Café croquis, et que les bouteilles de Merlot commencent à se passer de main en main? Des airs de chanson à répondre commencent à résonner du fond de la salle, où Petronella entonne un « petit bouton de rose, petit bouton doré » qui fait rapidement le tour de la tablé!

 

9.
Lorsqu’on invite des cowboys à un festival de conte, il faut s’attendre à se faire embarquer dans toutes sortes de plans saugrenus. C’est ce qu’Audrey a découvert en accompagnant François et Achille! Après une journée chargée, les deux gaillards se mettaient en route pour aller entendre Jihad Darwiche, et c’est alors que :« Hey Audrey… Tu ne saurais pas ça, toi, par hasard, si y’a un Louis sur le chemin? »
Une frite, des hot-dogs, des hamburgers et une poutine plus tard (ouf!) le trio débarque au Centre culturel Pierre-Gobeil in extremis, juste à temps pour le début du spectacle. Ils ont eu chaud, croyez-moi!

 

10.
En route vers un spectacle, Brigitte, directrice générale par intérim, est sortie de la voiture de son co-voitureur à un feu rouge pour danser devant celle-ci, afin de « mériter son lift ». (Il fallait le  voir pour le croire.)