Par Marise Robillard

Nous arrivons dans la salle de la Maison des Arts de la parole : 2 classes de l’École des Enfants-de-la-terre, secondaire 1 et 2.  Nous?  Bien oui!  Cette fois, je suis double bénévole : chronique et transport des enfants, puisque mon garçon fait partie de l’auditoire…

La salle est pleine.  Matthieu Epp arrive.  Dans un coin, il commence à jouer de la guimbarde…  Déjà, on sent à son air que l’insolite sera au rendez-vous. 

Quatre histoires, ponctuées et liées entre elles par des airs d’accordéon joué par Matthieu Epp qui maîtrise son instrument, mais aussi sa voix.  Parce qu’il chante Matthieu Epp.  Il nous a présenté une version chantée du Petit Poucet… presque rappée par moments!  Une version moderne, qui nous à tenue en haleine, qui nous a fait frémir de peur, avec cet accordéon qui rendait la chose encore plus réaliste, plus sinistre…  Quatre histoires.  Celle d’un personnage étrange qui disparaît aussi subitement qu’il était apparu.  Celle d’une trop belle jeune fille, sans même un bouton au visage et celle d’un jeune homme parti à la conquête du pays où l’on ne meurt… jamais!  Quatre histoires parfaitement adaptées à l’auditoire…  Qui aurait pu croire que Matthieu Epp ne s’était nullement préparé?

Quoi!?!  Une erreur…  Il s’attendait à recevoir des enfants de 6 ans.  Personne ne s’en serait douté dans la salle.  En apprenant cela à la toute fin, les jeunes l’apprécièrent d’autant plus!  Mais déjà, ils étaient ravis : du fantastique, du suspense, de l’humour et de l’amour…  Émotions de toutes sortes, exacerbées par cette musique, si juste : le parfait mélange pour ces jeunes de 12 à 15 ans!  Et visiblement, pour les parents accompagnateurs aussi!

Les commentaires des 4 garçons lors du retour à l’école?  « Wow, c’tait bon! »  « Ouais, c’tait cool… » « J’ai adoré l’histoire de Poucet, surtout quand il a dit : « Et le gros bouton vert ça sert à faire partir la machine? »

Matthieu Epp?  N’importe quand!