Par Marine Pouyfaucon

Il était une fois.

Ou plutôt…

Ils étaient une fois.

Ils étaient une fois quatre hommes. Quatre conteurs. Aussi beaux qu’ils sont différents.

La barbe longue, ou plus fraîchement rasée. La silhouette….

Wow wow wow ,Marine ! Tu vas pas nous faire le coup de la chronique plagiée, là.

Oui oui, ok je m’arrête là. J’essayais de gagner du t Je ne voudrais surtout pas écrire une chronique qui donne l’impression que ce spectacle m’a fait l’effet d’un déjà-vu. Au contraire.

J’ai seulement été impressionnée dès les premières minutes de la manière dont ce volet masculin du Cercle des Conteurs des Cantons de l’Est faisait parfaitement écho au spectacle des cinq femmes fortes.

Alors. Je recommence.

 

Le féminin. Le masculin.

La nuit. Le jour.

En rouge et noir. En noir et vert.

Elles commencent. Ils terminent.

L’homme et la femme sont autant différents qu’ils sont semblables, et c’est vrai pour les conteurs et les conteuses de notre Cercle bien-aimé aussi : la diversité des genres, le talent et la passion pour la parole contée les rassemblent !

Avec en prime : un VOYAGE EN NATURE.

Est-ce que tu t’es déjà promené au Marais Réal D.-Carboneau assis dans une chaise au chaud, toi ? Ben moi oui. Et j’étais pas toute seule ! On était une trentaine, guidés à travers le marais amené jusqu’à nous par Simon Venne-Landry, Donald Dubuc, Jean-Sébastien Dubé et Eric Gauthier.

Ils ne se sont pas laissés décontenancer par la météo trop froide et trop humide pour une escapade contée. Ils ont décidé de la faire pareil, tout comme si on y était. Avec les contes, les anecdotes, et puis la marche entre tout ça, oui oui oui ! Nidal Qannari était là aussi avec son accordéon, il a joué pendant toute la promenade (je m’inquiétais un peu pour l’accordéon à cause de la petite bruine, mais ça a bien été).

C’était merveilleux : on a contemplé le marais depuis les hauteurs, foulé le sol d’un site archéologique, écouté le bruissement du vent dans les feuilles des arbres aux belles couleurs de l’automne, pour finalement nous abriter sous un gazebo car on s’est fait prendre par la pluie. Et à travers tout ça, bien sûr, on a écouté des histoires. Des histoires d’hommes…

L’homme-malchanceux qui voulait changer son destin.

L’homme-gourmand (une envie pas possible de manger des crêpes) qui s’est perdu sur un sentier interdit et a rencontré des revenants…

L’homme-joueur dont la bravoure et l’amour pour une femme sont à l’origine de la fondation de Sherbrooke.

L’homme-déçu qui ne connaissait pas d’histoire, au péril de sa vie.

Et puis aussi, les conteurs nous ont tour à tour révélé quatre secrets sur le marais. Je ne les raconterai pas ici. Car ça…. peu de gens le savent, et c’est parfait comme ça.