par Émilie Chamot
photo: Shant Shahbikian

Vingt-trois heures sonnent et, à la lumière des bougies, Dale Jarvis s’avance lentement sur la scène. Une ambiance gothique se dessine peu à peu parmi les spectateurs qui, captivés, écoutent religieusement le premier conte qui sera l’initiateur d’une soirée riche en frissons. Comment ne pas être pris dans la toile de ce talentueux conteur à la tenue victorienne aussi fascinante que ses contes? Come Into My Parlour est bel et bien une toile de mystère qui s’enroule autour de vous afin de vous faire passer une heure de chasse aux fantômes trépidante et pleine de suspens.

Entre jeune fille aux cheveux d’or, sorcières et géants malveillants, la soirée a été rythmée par un tempo des plus étranges. Floutant la ligne entre morts et vivants, réalité et fiction s’entremêlent pour donner à la salle matière à réflexion, accompagnée d’une touche de chair de poule, à l’instar des auteurs favoris de Dale Jarvis tels que Charles Dickens, Edgar Allan Poe ou encore Joseph Conrad.

Ce plaisant voyage à la frontière du paranormal fut, pour ma part, ma première rencontre avec le monde des contes racontés, mais assurément loin d’être la dernière. Come Into My Parlour est une de ces représentations qui vous captivent, vous font vibrer, mais surtout, qui vous hantent au-delà de la simple performance en vous faisant surveiller vos arrières dès l’extinction des feux. Après tout, une histoire a toujours un fond de vérité, non?