par Evelyne Papillon

Dans le cadre des Journées de la culture, Claudette L’Heureux traite de l’histoire familiale et de la sagesse du quotidien. Il faut savoir que la conteuse a eu l’honneur d’être la première en résidence pour conteurs à Saint-Élie-de-Caxton afin de créer ce spectacle.

Nous en apprenons davantage sur le mode de vie de cette famille de Maniwaki dans les années 40-50 (onze enfants, pratiques religieuses intenses, esprit de communauté). Cela se fait au travers de divers objets décrits comme des trésors : une boîte de couture, une boîte de pèlerinage, etc. « C’était avant le cholestérol », nous explique-t-elle.

Madame L’Heureux se fait touchante en nous racontant ses découvertes à propos de l’histoire de sa mère. Elle parle à la fois de son enfance et des leçons que sa mère lui servait à travers plusieurs contes, mais aussi de l’accompagnement de sa mère en fin de vie.

Ses récits sont ponctués d’extraits de chansons qui nous bercent et nous font sourire. Elle nous explique d’ailleurs qu’à une certaine époque, ils n’avaient pas de téléviseur, la radio ne se rendait pas dans leur coin et le chant accompagnait les moments en famille et les tâches.

La mère est dépeinte dans tous ses états. Il y a la fois où elle aurait donné du sirop d’érable au pape, la fois où cette dame élevée durant la crise insiste pour cuisiner une barbotte ou encore celle où elle aurait répondu avec brio aux questions de la Mort, gagnant quelques années de plus. Un conte humain qui donne envie d’appeler sa mère.

photo: Aurélien Marsan