Texte par Marine Pouyfaucon
Photo par Jean-Clause Lefebvre

Ce qu’il y a de chouette, avec les 5 à 7, c’est de pouvoir écouter des contes EN PLEIN JOUR. C’est vrai, souvent, les contes, c’est réservé au soir, à la nuit…. Il y a eu des lieux et des époques – et il y en a encore – où ça ne se fait pas de conter le jour. Voire même, c’est comme violer un interdit, cela peut apporter le malheur sur celui ou celle qui conte, et ceux et celles qui écoutent. A moins de précéder le conte d’une formule conjuratoire…

A Sherbrooke, on a la possibilité d’aller voyager sans formule magique avec les histoires même en plein jour, pendant les 5 à 7 du festival. Cette fois-là, j’ai été ravie de retrouver la voix douce et la force d’ancrage de Marta Singh ; j’ai adoré Jacinthe Lavoie, sa voix envoûtante et ses grands yeux expressifs ; j’ai découvert Sandra Caraballo et sa manière de nous embarquer sans qu’on s’en aperçoive. La soirée semblait placée sous le signe des contes de sagesse.

Sylvenne Conan, Michel, José et moi avons prolongé la soirée pour un micro-libre franco-québéco-hispanophone, entre contes traditionnels et texte de création.

Surveillez les 5 à 7, il en reste encore quelques-uns !