Texte par Ariane Guimond-Verette
Photo par Josée Courtemanche

En cette 26e édition du festival de conte « Les jours sont contés », trois artistes venant d’ailleurs se réunirent ici pour nous tricoter une prestation à l’allure d’une courtepointe. Une courtepointe?! Certainement, et elle nous réchauffa corps et âme lors de cette soirée de fermeture.

Sophie Clerfayt, Pépito Matéo et Jeanne Ferron nous inclurent dans leur histoire pour la première partie de la soirée. Comme si un carré de la courtepointe leur avait été donné pour le début de leur histoire et un deuxième pour la fin. Ces deux idées provenant du public furent ainsi utilisées pour la couture de l’histoire tout entière!

Ensuite, au fil de la soirée, nous imaginâmes avec chacun d’eux leurs histoires racontées…

Vivant donc les histoires de Sophie Clerfayt, introduites de magnifiques chants par sa voie pleine et enrobante, tranchante et à la fois douce. Je fus bercée par sa voix et la clarté de ses mots.

Nous entrâmes subséquemment avec Pépito Matéo, dans ses collages de mots formant des images tordues et inusitées, aidant nos imaginations à danser avec la sienne dans tous les sens, pour nous y retrouver dans une logique sienne.

Ultérieurement, Jeanne Ferron nous amena avec elle, accompagnée de ses intonations et de ses nombreuses mimiques faciales. Nous vécûmes ses histoires, animés par des onomatopées accompagnées de mouvements énergiques. Ce fut aisé de ressentir et de vivre avec elle son énergie.

Les trois artistes d’ailleurs ont brillamment, drôlement et vivement entrelacé leurs paroles et tricoté, ici, cette courtepointe d’histoires imaginées à leur manière, lesquelles nous imaginâmes à notre manière aussi.