par Jacques Falquet
en direct du festival La cour des contes de Plan-les-Ouates

Chers amis de la Maison des arts de la parole,

L’an dernier, mes billets vous parvenaient de Grenoble, où j’assistais au festival Les arts du récit en Isère. Cette année, mes pérégrinations européennes m’amènent en Suisse, en banlieue de Genève, au festival La cour des contes de Plan-les-Ouates. (Nom intrigant, n’est-ce pas ? Rien à voir avec la ouate : le nom dériverait soit de vuattes (oies), soit de watta (eaux), soit de whata (gardes). Plaine aux oies, plaine marécageuse ou plaine des gardes, on n’est pas sûr.)

Le festival en est à sa vingt-deuxième édition. Au début, on le présentait sous chapiteaux — tout un défi à une période de l’année souvent froide, venteuse et pluvieuse, je peux en témoigner! Il est maintenant installé au centre culturel La Julienne, belle maison ancienne qui abrite une bibliothèque, un petit théâtre, des salles polyvalentes et même un restaurant, et qui est bordée par une terrasse et des jardins. C’est là qu’ont lieu la majorité des spectacles, mais le festival rayonne aussi, en exploitant des lieux inhabituels : une habitation communautaire, une distillerie, un temple protestant, un jardin d’aventures, une maison de la famille.

Fondé en 1997, le festival est maintenant dirigé par Pascal Mabut. Formule plutôt rare au Québec, mais relativement courante en Europe, il est administré directement par le service culturel de la municipalité. Toute la programmation conte est concentrée pendant ce festival annuel. Au programme cette année, une cinquantaine de spectacles, autant pour enfants que pour adultes, avec une trentaine de conteurs et compagnies venant de Suisse, de France, de Belgique et même du Québec (Simon Gauthier, Nadine Walsh et Frank Sylvestre). Pour la durée du festival, une librairie éphémère offre sur les lieux des livres des éditions Planète rebelle et Ouï-dire, ainsi qu’une sélection d’ouvrages rassemblés par l’association Au bout du conte.

Au fil des jours qui viennent, je vous parlerai de mes découvertes et de mes coups de cœur, qui vous parviendront à retardement pour cause de décalage horaire et rédactionnel… 

Voici ce qu’annonce le programme : « La programmation de La cour des contes joue les équilibristes entre fables traditionnelles et histoires contemporaines. Les contes des Mille et Une Nuits côtoieront donc des récits de vie, certains aux accents politiques, d’autres nettement plus décalés! »

Bonne lecture!