par Evelyne Papillon

Je suis prévenue, la plupart des journalistes ou autres diffuseurs massacrent son nom, je me donne donc le défi de l’écrire correctement tout au long de cette chronique. C’est sa maman qui sera fière de lire cela après.

Le thème de la cathédrale n’arrive qu’à la fin, mais il tire des larmes à mon voisin, ému par tant de beauté. Entre-temps, l’amour, le désir, la misère y passent, sous forme de chanson et de poésie performée. Cette alternance de médiums donne un bon rythme au spectacle, un peu court, ce sera mon seul reproche. Lorsque la voix de Mehdi fait des envolées dans les aigus alors qu’il gratte sa guitare de façon blues, on pense à M (Mathieu Chedid), rien de moins.

Le sourire chaleureux et les yeux brillants, l’artiste conquiert rapidement le public même s’il se crée une bulle pour garder son intensité et rester dans son rôle. Sa poésie à fleur de peau est à la fois simple et recherchée. C’est pieds nus qu’il nous la livre, en incarnant à merveille ses textes. Un seul décrochage survient lorsqu’un problème technique arrive avec sa courroie de guitare. Il la détache alors et raconte qu’elle remue lorsque la guitare est contente. Parce que Mehdi est drôle, en plus.

Mehdi Hamdad, c’est un romantique pas cucul, un dramatique drôle, un chercheur de beauté et un donneur d’espoir. Son énergie brute est communicative et fait un bien fou.