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Dans les coulisses du festival #25

par Audrey Bacon-Giffard et Sophie Jeukens
photo: Fabrizzio De Barelli

Maintenant que les bilans sont bouclés, on vous partage une petite compilation maison des 10 anecdotes les plus savoureuses croquées dans les coulisses du 25e festival de conte Les jours sont contés.

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De bières et de bonne guerre

par Ève Courtois

Samedi soir, à la Maison des arts de la parole, c’est dans l’intimité que les Prétendants nous ont livré, avec sagesse et humour, leurs plus belles histoires de roi tyrannique, de diable, de princesses, de héros et d’antihéros. Leur spectacle «De bières et de bonne guerre» porte bien son nom : la soirée a été tapissée de sujets aussi durs que légers!

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Les deux pieds dans la magie du conte

par Ève Courtois
photo: Ariane Guimond Verrette

Comme toujours, le spectacle de clôture fut grandiose! Cinq conteurs se sont rassemblés sur scène, le temps de laisser leur imagination délirer pour la dernière fois du festival.

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Balade contée

par Ève Courtois
photo: Ariane Guimond Verrette

La 25e édition du festival en est définitivement une spéciale. La preuve : la balade contée a lieu, pour la toute première fois, tel que prévu, au Marais Réal D.-Carbonneau! Une trentaine de spectateurs curieux se rassemblent en un beau dimanche d’automne ensoleillé pour assister à cette grande première. Tout y est: le soleil plombe, le vent d’octobre souffle doucement et les feuilles flamboient de leurs couleurs.

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Simon Gauthier et Didier Kowarsky: une force adolescente

par Marise Robillard
photo: Shant Shahbikian

Quelle soirée fabuleuse!
Du conte, drapé de poésie… De la poésie contée.
Du conte constellé d’humour… L’humour de deux conteurs.
Du conte, tel un serpent, dansant sur la musique… Une musique qui raconte, qui rencontre.

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Contes coquins, lectures croustillantes

par Evelyne Papillon
photo: Josée Courtemanche

Catherine Gaillard a coécrit avec Lamia Dorner un conte où les extraterrestres débarquent ici. On découvre peu à peu leur mission, ainsi que le néologisme « cosmorgasme ». Rigolo, ingénieux et avec une chute mémorable.

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Contes de sagesse et d’Orient, pour les petits et pour les grands

par Sara-Maude Dion-Cloutier
photo: Josée Courtemanche

C’était en cet après-midi du samedi 21 octobre que les jeunes et moins jeunes ont assisté aux Contes de sagesse et d’Orient avec Jihad Darwiche. Malgré le beau temps chaud à l’extérieur, le Salon de la famille de la bibliothèque Éva-Senécal était plein à craquer. Monsieur Darwiche, fidèlement accompagné de son foulard rouge aux épaules et de sa bougie sur la table, nous a raconté des légendes qui couraient dans son pays natal depuis des millénaires.

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Un désir de désert

par Claire Jean
photo: Maïa Pons-van Dijk

Isabelle Eberhardt, née de parents russes, a vécu à Genève. En 1900, à 23 ans, elle part dans le désert, en Algérie en se faisant passer pour un homme. On l’appelait Mahmoud. Elle s’est mariée, on a attenté à sa vie, elle est devenue célèbre en France, elle a été journaliste, reporter de guerre, elle parlait 8 langues et elle a écrit des cahiers, des manuscrits racontant la vie des paysans et des habitants du désert avant de mourir à 27 ans noyée… dans le désert. En 4 ans, elle a vécu ce que bien des gens ne vivront jamais en une vie!

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Festin de mots

par Serge Lapointe
photo: Audrey Bacon-Giffard

20 octobre. Second 5 à 7 du festival. Vendredi, fin d’après-midi. Bistro Kaapeh. La semaine est terminée. Les conteurs vont-ils nous libérer du poids de notre labeur quotidien et nous permettre d’entreprendre sur une bonne note notre congé hebdomadaire? Le café est bruyant. Les conteurs s’échauffent. La table est mise pour un succulent festin de mots.

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Une fleur dans le noir

par Jean-Sébastien Dubé
photo: Isis-Sophia Dostie

Quelque part, sur la scène du Centre culturel Pierre-Gobeil, une flamme jaune fleurit sur une chandelle. Jihad Darwiche peut commencer à raconter la vie qui bat au cœur de la guerre. Quelque part, sur la route près de Saida au Sud-Liban, une fleur jaune surnommée « Celle qui attend » illumine le chemin d’une grand-mère prête à traverser le pays à pied pour nourrir ses enfants de ses contes et de leurs plats favoris.

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En toute camaraderie

texte et photo: Serge Lapointe

C’est dans un café bondé qu’Achille Grimaud et François Lavallée nous recevaient en ce jeudi pour le traditionnel 5 à 7 du Singing Goat. Une ambiance de fin d’après-midi avec son soleil réconfortant, l’action fébrile autour de la caisse et de la cuisine pour les dernières commandes avant que le spectacle ne prenne place, des places qui, elles, justement commencent à manquer.

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Cendrillon

par Marise Robillard
photo: Isis-sophia Dostie

Grosse soirée!
Un programme double, avec 3 artistes pour chaque spectacle…
Et du monde! La « chaleureuse » salle de la Maison des arts de la parole, bien remplie pour chaque spectacle. Tant et si bien que certains étaient debout, près de la porte…

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Barbe Bleue

par Ève Courtois
Photo: Isis-sophia Dostie

La soirée du 16 octobre était vouée à faire briller les conteurs de la région estrienne à l’occasion de ce 25e anniversaire du festival, et oh! qu’ils ont brillé! D’abord, le trio prend place. Sans se laisser désirer, les trois femmes donnent le ton juste pour ce qui est à venir : un mariage parfait entre l’expression passionnée de Christine Bolduc, l’énergie teintée d’humour de Claire Jean et la pétillante douceur de Chandrakala. Elles entament la soirée avec un conte savamment chanté, tout en rythme et en harmonie. Leur complicité est évidente, et le public est déjà sous le charme.

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Rencontre #2

par Yves Saint-Pierre
photo: Fabrizzio De Barelli

C’est par une citation de Mimi Barthélémy sur le sens du conte que Nadine Walsh a ouvert la rencontre des deux conteuses. Et puis Catherine Gaillard a conté l’histoire d’une mère qui avait sept fils, sept garçons qui sont partis suite à la naissance de leur sœur. Mais lorsqu’elle fut assez grande, la petite sœur a retrouvé ses frères, à l’aide d’une fée sa marraine. Mais c’est alors que l’aventure commence.

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O’ La traversée fantastique: jouer avec l’histoire

par Jean-Sébastien Dubé
photo: Sophie Jeukens

Avec pour seuls accessoires un mouchoir, une valise, un châle et une lanterne, Nadine Walsh nous fera vivre la traversée fantastique d’une jeune irlandaise qui quitte son île d’émeraude pour refaire sa vie dans le lointain et mystérieux Canada. Tant le texte que l’interprétation de ce spectacle à mi-chemin entre le théâtre et le conte – avec des emprunts au mime et au chant – auront su charmer petits et grands.

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Histoires

texte et photo: Yves Saint-Pierre

Une lanterne posée sur une valise, une chaise grise, un mur de brique. Décor tout simple, mais qui nous met dans l’ambiance. Ce décor révélera plus tard des accessoires : un fantôme, un pantin de grands personnages, mais ça, on ne le sait pas tout de suite.

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Terre des femmes

par Claire Jean
photo: Yves Saint-Pierre

Nadine Walsh, fille du Saguenay à l’accent chantant, entre dans la salle. Elle conte entourée d’une exposition des photos de Guy Tremblay. Photos de forêts, de cours d’eau et de champs en noir et blanc. Elle s’amuse à prendre le public à témoin, elle chante et on aime lui répondre. Elle raconte nos aïeules, les filles du Roy. Elle explique notre langue. Elle parle aux filles, aux femmes, aux mères et tout le monde se reconnait.

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Y’a pas le feu au lac

par Marise Robillard
photo: Fabrizzio Be Barelli

18:34, les premiers spectateurs arrivent. Plus d’une trentaine viendra assister à ce spectacle présenté au Centre de Foires de Sherbrooke, pendant cette fin de semaine du Salon du Livre, majoritairement des adultes.

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Il s’est passé quelque chose…

par Claire Jean
photo: Fabrizzio De Barelli

Tout laissait présager une soirée grise et venteuse. On le savait, la météo l’avait annoncée. Au studio Mouvance à 22h15, une bougie a été allumée sous un éclairage tamisé et Jihad Darwiche a fait entrer le soleil dans la salle en prenant la parole pour nous présenter ses complices Lynda Bruce, Jacques Falquet et Mafane, les conteurs qui ont partagé la nuit avec lui.

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Tournicoti

par Yves Saint-Pierre
photo: Sophie Jeukens

Catherine Gaillard me disait qu’elle a fait son école avec les contes traditionnels, mais qu’elle présente aussi du conte de création. « Ce sont mes deux pieds, pour le répertoire. » Et le matin du 14 octobre, ce sont ces deux pieds qui ont mené la danse de Tournicoti, dans laquelle elle a entraîné les tout-petits de Coaticook.

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La maison vide

par Evelyne Papillon
photo: Isis Dostie

Didier Kowarsky est un récidiviste du festival. Sa prestation est composée d’anecdotes déstabilisantes comme celle d’un voleur qui se rend compte qu’il est dans une maison vide et de contes plus élaborés, toujours ingénieux, absurdes par moments et captivants.

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Achille Grimaud, ce breton qui n’en est pas un

par Jean-Sébastien Dubé
photo: Josée Courtemanche

Achille Grimaud est breton. Il est né en Bretagne, y a grandi, y habite. Lorsqu’il parle de la pluie d’hier et de demain, de l’origine des bistros, du Port de Moëlan, du chemin de Quimperlé, de l’Ile de Groix, on y est. Et ces histoires puisées dans les collectes d’Anatole Le Braz nous invitent au cœur de la Bretagne bretonnante.

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Western : la traversée pour déconnecter

par Jehanne Bergé
photo: Fabrizzio De Barelli

Vingt-cinq ans de festival, des nouveaux visages dans la petite équipe de la Maison des arts de la parole, un soleil radieux. Et puis surtout, l’ouverture de cette édition anniversaire, une soirée joyeuse dans la Salle du Tremplin devant la création d’Achille Grimaud et François Lavallée : Western.

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Dites, c’est quoi votre meilleur souvenir du festival?

Par Audrey Bacon

Alors que les préparations battent leurs pleins, je sens autour de moi de l’électricité dans l’air; et j’aperçois des étoiles dans les yeux de ceux qui attendent avec impatience ce qui se prépare entre les hauts murs du bureau. Du 12 au 22 octobre, la salle de la Maison des arts de la parole se transforme, et elle entraine avec elle quantité d’autres endroits dans sa vague de contes et de chaleur humaine.

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La dernière note

texte et photo: Audrey Bacon

La soirée commence avec Érika Soucy, native de la Côte-Nord. Ses poèmes respirent son coin de pays. Le public a droit à plusieurs textes, dont son premier texte narratif. Toute en simplicité, sa performance parfois touchante est le parfait début de cet événement de clôture. Les musiciens, Benoît Converset et René Zeledon, accompagnent parfaitement les mots de l’auteure. Ils continueront de le faire pour les autres tout au long de la soirée, d’ailleurs.

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La charge indescriptible de La vie littéraire

par Marianne Verville
photo: Marie-Josée Flamez

En cette 3e journée du festival du texte court 2017, nous avions rendez-vous avec La vie littéraire de et par Mathieu Arsenault. Cet auteur montréalais, qui n’a de cesse de se faire remarquer par ses différents ouvrages au style foudroyant, quelque part entre le roman, le récit et la poésie, provoque des réactions polarisées chez ceux et celles qui l’ont lu, parce que des livres sans ponctuation et sans pause, des fois ça déstabilise, j’en conviens.

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Sortir le méchant

par Evelyne Papillon
photo: Audrey Bacon

La soirée était animée par Frank Poule, tout de fourrure vêtu pour l’occasion, et accompagné au didgeridoo par Aurélien Marsan en première partie, puis par Sébastien Doyon à la guitare en deuxième partie.

D’abord, l’auteur Nicolas Giguère nous a lu des messages composés pour les personnes de son album de finissants, avec un cynisme bien senti. Quoi répondre aux messages que l’on sent peu sincères dans nos albums? Qu’il est grand parfois le malaise de croiser quelqu’un après des années…

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Ces espaces que l’on habite

texte et photo: Audrey Bacon

Dès que nos pieds franchissent la porte, nos sens s’éveillent. La vue, bien sûr, mais aussi l’odorat : l’odeur de la terre et de l’herbe enveloppent délicatement l’aire dans laquelle sont disposées les sculptures de Christopher Varady-Szabo. Après quelques instants, une douce musique se met à jouer. Les spectateurs se disposent en demi-lune devant la grande baie vitrée.

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Slam de contes

par Evelyne Papillon
photo: Aurélien Marsan

La salle était bien remplie lors de cette soirée d’ouverture du festival du texte court. La Maison des arts de la parole s’était même dotée de produits du Vent du Nord. Un slam de contes, c’est une compétition amicale où les participants ont cinq minutes maximum pour conter. Un défi de concision que plusieurs ont relevé avec brio. Onze conteurs se sont affrontés, chacun avec un style, une époque et un thème différents.

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Compte-rendu Les bibittes

Par Stéphanie Ratovonarivo Alexis Roy est venu accompagner de son tambourin à plume, de son harmonica, de sa guimbarde et de son sifflet à canard. Il nous a conté la légende des oiseaux d’été. Une belle histoire qui revient sur l’origine des saisons selon les Innus. Alors que le conteur nous décrivait le paysage, je […]

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Compte-rendu Quête, folies et autres métamorphoses

Par Stéphanie Ratovonarivo C’est dans le cadre enchanteur de la maison de Christian Legault que les trois artistes nous attendaient. Elles ont commencé par nous offrir une version inédite du conte La jouvencelle  au roseau. Après seulement quelques mots, Christine Bolduc nous a transporté dans une autre époque. Nous étions tous subjugués par le dessin sur […]

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Compte-rendu Soirée années 80

Par Audrey Bacon Avant toute chose, il est important de souligner l’artiste de cette soirée. François Lavallée est un artiste de grand talent, généreux et authentique. Ses yeux se mettent à briller dès qu’il prend la parole et gardent leur éclat jusqu’à la toute fin, où le public ressent sa sincérité, partage son émoi. Entre […]

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Compte-rendu Chant de traverse

Par Jan L. Munk Déjà que la route que j’avais prise vers Dunham était d’un enchantement hors commun, mais l’accueil à la maison de Lynda Bruce nous préparait à ce qui allait venir. Pas une, pas deux, mais six femmes nous ont conduit dans un monde médiéval de chants et de contes. Les ondulations et […]

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Compte-rendu Découvertes

Par Audrey Bacon C’est le 17 mars dernier que se déroulait la soirée Découvertes, où les artistes Marianne Verville et Marine Pouyfaucon ont présenté plusieurs de leurs textes à un public captivé. La soirée se déroule dans la charmante demeure de l’auteure et professeure Christiane Lahaie. À l’instant où nos pas se posent à l’entrée, […]

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Compte-rendu La ruée vers l’autre

Par Petronella Elle arrive, menue, vêtue de noir, toute en sobriété et commence par une manière de chant qui sort de ses mains comme d’un coquillage sacré, magique. Tout au long des quatre histoires qu’elle partage avec la cinquantaine de personnes présentes, Mafane gardera cette sobriété et… cette magie. Ses personnages sont tous aux prises […]

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Compte-rendu Mutin et le curé noir

Par Stéphanie Ratovonarivo Si vous vous demandez toujours pourquoi les maisons aux  îles de la Madeleine sont aussi colorées c’est sûrement parce que vous n’avez pas entendu les deux histoires suivantes. Celle d’un garçon pas très doué qui voulait attraper un bout de ciel bleu dans ses filets et celle d’une gang de madelinots tannés […]

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Les conteurs et leur public : le jeu des perceptions

Par Marianne Verville Être sur scène, livrer une performance, cela implique qu’il y a des gens devant qui écoutent, qui réagissent à ce qui est raconté… de toutes les façons possibles! Mais comment les conteurs perçoivent-ils le public? Qu’est-ce qu’un conteur ressent lors d’une prestation devant une foule? Quelles obligations considèrent-ils avoir envers les spectateurs? […]

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Du théâtre au conte : regards croisés

Par Marianne Verville Lors du dernier festival de conte Les jours sont contés, nous avons eu la chance de recevoir pour la première fois à Sherbrooke deux conteurs remarquables qui ont pour point commun d’être aussi des comédiens. Jeanne Ferron et Nidal Qannari se sont entretenus avec l’équipe de la Maison des arts de la […]

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Compte-rendu La passion selon Marie-Louise

Par Karine Veilleux Marie-Louise vivait en Ontario dans un milieu familial où elle devait assurer plusieurs tâches ménagères. Elle avait une vie ordinaire où elle ne s’épanouissait pas, jusqu’au jour où un homme arrive au village, un curé. Lorsqu’il a vu la grande maturité de Marie-Louise et sa façon de travailler, il décide de l’engager […]

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Compte-rendu Ma tristesse sur la mer

Par Anne-Marie Robitaillepropos recueillis par Stéphanie Ratovonarivo  Ça faisait longtemps que j’entendais parler de Mike Burns au  détour d’une discussion ou dans nos formations de conteurs. J’avais vraiment hâte de l’entendre, de le voir conter les yeux fermés. J’ai lu quelque part que Mike Burns qualifiait le conte d’un « art qui résiste à la panne […]

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Compte-rendu Stormfool’s Cool Gig

Par Stéphanie Ratovonarivo I had heard a lot about Dan Yashinsky.  His talent and natural charisma, his significant career as a storyteller abroad… I was a little bit intimidated when I first met him : the Great Dan Yashinsky. And yet there he was… talking to you like he had known you for years. So […]

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Compte-rendu Balade contée

Par Marine Pouyfaucon Il était une fois. Ou plutôt… Ils étaient une fois. Ils étaient une fois quatre hommes. Quatre conteurs. Aussi beaux qu’ils sont différents. La barbe longue, ou plus fraîchement rasée. La silhouette…. Wow wow wow ,Marine ! Tu vas pas nous faire le coup de la chronique plagiée, là. Oui oui, ok […]

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12 faits amusants sur les coulisses du festival

Le rideau s’abaisse sur la 24e édition du festival de conte les Jours sont contés. Au bureau, nous sommes quelque peu nostalgiques… On se raconte les spectacles autour d’un thé au jasmin et on se remémore des instants uniques. À ce propos, saviez-vous que c’est la première fois depuis des années que moins de 2 […]

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Compte-rendu La vieille qui craque

Par Marise Robillard Déjà, le titre m’interpellait.  L’idée d’entendre des histoires ponctuées de sons m’enchantait avant même d’y être…  Et croyez moi, je ne fus pas déçue!  Anne Borlée, envolée de la Belgique jusqu’à nous, nous en a fait voir de toutes les couleurs, mais surtout, entendre plein les oreilles.  Devant un large public (je […]

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Compte-rendu scolaire avec Mathieu Epp

Par Marise Robillard Nous arrivons dans la salle de la Maison des Arts de la parole : 2 classes de l’École des Enfants-de-la-terre, secondaire 1 et 2.  Nous?  Bien oui!  Cette fois, je suis double bénévole : chronique et transport des enfants, puisque mon garçon fait partie de l’auditoire… La salle est pleine.  Matthieu Epp arrive.  Dans […]

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Compte-rendu 5 à 7 avec Jeanne Ferron et Stéphanie Bénéteau

Par Jan-L. Munk Déjà que le fait d’entrer au Café «The Singing Goat» te donne la sensation d’un accueil chaleureux, tu es préparé à entrer dans l’univers des contes. Ce sera dans un monde de contes de fées (sans fée, faut l’préciser…) que Jeanne Ferron nous amène où une châtelaine sans descendance et une souillon […]

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Compte-rendu 5 à 7 Julie Boitte et Michel Faubert

Par Josée Courtemanche Silences, sens et paroles La porte du Café Kàapeh s’ouvre et tout de suite on « entend » le silence. Ils sont pourtant au moins cinquante, ce soir-là, dans le petit café. Mais ce silence, ce beau silence de la qualité de ceux qui écoutent, rempli l’air et me happe. Les visages sont tournées […]

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Compte-rendu spectacle de clôture

Par Evelyne Papillon Clôturer la magie… Lors du spectacle de clôture de la 24e édition du festival Les jours sont contés, nous avons passé un bon moment avec Mike Burns, Stéphanie Bénéteau, Jeanne Ferron et Nidal Qannari. Il y en a eu pour tous les goûts et ce fut mémorable. Nous avons déjà hâte à […]

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Compte-rendu True Love and False Hearts

Par Stéphanie Ratovonarivo It was so refreshing. That little woman who came in front of us, she seemed shy at the beginning and the moment her mouth opened, it was pure magic. Her words permeated the audience, her energy too. Mariella Bertelli is lovely and so are her stories. I always imagined  the Decameron as […]

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Compte-rendu Merci de vous être déplacé

Par Marine Pouyfaucon Est-ce que tu entends ?… Les mots que racontent Matthieu Epp, oui, c’est sûr que tu les entends. Mais entends-tu… La vibration de sa voix ? Le bruissement de ses mouvements, tels une danse contée ? La profondeur de ses silences ? Tantôt le souffle du vent, tantôt les mélodies envoutantes qui sortent de son accordéon ? […]

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Compte-rendu L’histoire de MacBeth, roi d’Écosse

Par Claire Jean La petite dame en noir L’Écosse, pays de montagne, de kilt, de boisson forte et de caramel écossais. Terre de rêve et de cornemuse. Une petite femme en robe noire, bien coiffée entre sur scène. On ne sait pas à quoi s’attendre. « Ça s’est passé au royaume d’Écosse »… Et nous sommes emportés, […]

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Compte-rendu Femmes fortes

Par Marine Pouyfaucon Il était une fois. Ou plutôt… Elle était une fois. Non…. Attends. Oui, c’est ça : Elles étaient une fois.   Elles étaient une fois cinq femmes. Cinq conteuses. Aussi belles qu’elles sont différentes. La silhouette élancée, le corps menu, petite, grande, les formes généreuses. Maquillée, au naturel. Drôle, mystérieuse, poignante, sage, enjouée… […]

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Compte-rendu Biscuit et autres convoitises

Par Stéphanie Ratovonarivo Il commence avec une réunion de famille. En apparence, ça pourrait être comme ça chez vous, chez moi. Deux femmes s’échangent des banalités au-dessus du plat qui abrite le dernier biscuit de la table. Avec son verbe, Nidal Qannari nous transporte derrière le sens caché des mots. Il nous raconte une histoire […]

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Compte-rendu Le chant du silence

Par Jan-L. Munk Michel Faubert n’a pas commencé avec Marie-Rose, mais j’avoue qu’elle m’a trotté dans la tête cette Marie-Rose! Tout au long du retour sur la 222, avec comme seules interruptions ces multiples alertes aux chevreuils! Pour toutes les vieilles dans ma vie, je n’avais jamais pensé à ce qu’il nous a glissé : «J’ai […]

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Compte-rendu Les deux épées du roi Arthur

Par Jan Munk Quand viendra, pour nous, le roi Arthur? Stéphanie Bénéteau nous conduit non pas qu’à l’épopée du roi Arthur, non, mais presque dans la nôtre, la tienne et la mienne. C’est qu’elle tient absolument à nous révéler le milieu de l’époque situé à l’angle des cultures anglo-celtique-druidique et chrétienne… enfin, pas tout à […]

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Compte-rendu Figure de proue

Par Jan-L. Munk Une harpe nous attend sur une table côté cour, nos quatre bardes-conteurs entrent en procession avec Anne Borlée qui entame par une sorte de fado à cette harpe qui nous conduit, avec Nidal Qannari puis, discrètement, Matthieu Epp, à travers le récit d’une gente demoiselle en quête de mûres sauvages, qui rencontre […]

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L’art de conter selon Myriam Pellicane

Par Marianne Verville Il y a quelques semaines, l’éblouissante conteuse française Myriam Pellicane est venue donner une formation à Sherbrooke intitulée « Le conteur et ses interdits ». Beaucoup de gens auraient voulu y prendre part, mais seulement une poignée de chanceux ont pu se lancer dans le vide, expérimenter, s’amuser avec elle autour de leurs limites, pour […]

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Mon premier spectacle de conte…

Par Stéphanie Ratovonarivo Je me suis surprise, dans le reflet de sa scie musicale, la bouche béante et le regard pétillant. Mon dieu! Ce Simon Gauthier-là il m’avait bien eu. Pendant 2 heures, qui pour moi ressemblaient à de courtes minutes, j’ai réellement décollé de la Maison des arts de la parole. Le sol s’est […]

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Bénévole un jour, bénévole toujours!

Par Marine Pouyfaucon   « Salut ! Je crois que je t’ai déjà vue quelque part… Tu travailles pour la Maison des Arts de la Parole, non ? » C’est la deuxième fois que quelqu’un me pose cette question. Je souris, un peu gênée. « Oui, je suis assez souvent bénévole ! » Parce que pour moi, être bénévole pour le […]

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5 idées reçues et complètement fausses sur le festival Les jours sont contés

Par Marianne Verville Le festival Les jours sont contés en est cette année à sa 24e édition et déjà la programmation me donne envie de créer un calendrier de l’« avant » pour patienter avant le 13 octobre. Je suis loin d’être la seule : nombreuses furent les salles pleines à craquer durant les dernières années du festival. […]

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Bénévole un jour, bénévole toujours

Il y a quelque chose d’attachant à un événement auquel on participe constamment. Entendre conter tous ces conteurs qu’on a rencontrés, qu’on a appris à connaître, avec qui on a créé des liens. Avoir des coups de cœur pour certains conteurs. Quand les conteurs nomment  constamment les personnages de leurs histoires avec ton nom, ça […]

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Quelques éclats pour la fin

par Maude Huard
photo : Anthony Lacroix

C’est hier que se terminait la 11ᵉ édition du festival du texte court. Cinq artistes ont performé sur la scène de La Petite Boîte Noire, accompagnés de deux musiciens : Benoît Converset à la contrebasse et René Zeledon au saxophone qui, grâce à leur écoute active et leur sens de l’improvisation, ont su donner un relief unique aux textes.

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Nancy croit qu’on lui prépare une fête

par Maude Huard
photo: Anthony Lacroix

Deux chaises roses entourent ce qui pourrait s’apparenter à une chambre d’enfant : un singe en peluche (rose) repose sur l’une des chaises, des dessins sont accrochés au mur, un téléviseur miniature (rose, lui aussi) projette Pocahontas. Par ces quelques éléments de décor, Jean-François Hamel réussit à saisir l’insurmontable nostalgie de Nancy, une éternelle enfant qui « pleure devant la calligraphie de ses neuf ans ».

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Intimité partagée

par Florence Hellin
photo: Anthony Lacroix

Lors du traditionnel micro ouvert du festival du texte court, la Maison des arts de la parole s’habille de son sens : dans cette maison, on est entre amis. Entre les habitués qu’on retrouve et les nouveaux venus qu’on accueille. On parle et on écoute. Récit de cette intimité partagée.

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Entrechoquements

par Marine Pouyfaucon
photo: Shant Shahbikian

Il était une fois une danseuse et une poète dans une forêt. Enfin, non, sur une route.
Il était une fois un Loup. Imposant, il se déploie dans des mouvements gracieux et un silence énigmatique. Poil soyeux, air curieux. Sans grandes dents, ni manigance.

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L’art raconté: slam de contes

par Emmanuelle Francoeur
photo : Shant Shahbikian

Ce jeudi 26 mai m’a été donnée l’opportunité inusitée d’assister à mon premier slam de contes. Pour quiconque ne serait pas familier avec ce type de spectacle, il s’agit de l’enchaînement de différentes histoires racontées par ses participants. Chacun d’entre eux bénéficie de cinq minutes pour conquérir les cinq membres du jury, sélectionnés préalablement parmi le public.

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Au coin Well-King

par Marine Pouyfaucon
photo Aurélien Marsan

Quand je vais au Cabaret Well-King, c’est comme si j’étais invitée à une soirée micro ouvert chez des amis. Manger avec une amie avant, préparer un bon souper, jaser, jaser, jaser, se rendre compte qu’il est 20h27, ne pas vouloir être (trop) en retard, partir vite vite vite en emportant dans une boîte une demi-saucisse, une tranche de gâteau salé vert-printanier et quelques feuilles de roquette, manquer de s’faire écraser en traversant la Well. Rater une entrée discrète car on était attendu sur la liste des invités (gare à vous si vous utilisez l’option « J’y vais » sur le fameux réseau social simplement pour donner l’impression d’une vie remplie). Prendre place.

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Une fête à la Maison des arts de la parole

par Marine Pouyfaucon

Des corbeilles en osier et une vieille chaise, de la laine en tout genre et à tous les stades, un véritable rouet ancestral, un fuseau, une ceinture fléchée, une écharpe tricotée, une tenture brodée… La conteuse à l’énergie débordante nous a accueilli dans son univers moelleux et chaleureux, tout en textile naturel et coloré.

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Gilgamesh, puissance 3

par Jean-Sébastien Dubé

C’est l’histoire de Gilgamesh, roi-tyran d’Ourouk, qui rencontre son rival, puis ami, Enkidu, l’homme sauvage. Après qu’ils aient accompli divers exploits ensemble, Enkidu mourra. Le chagrin du roi n’aura d’égal que sa terreur de subir le même sort. Dès lors, Gilgamesh se mettra en quête du moyen d’atteindre l’immortalité.

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Porte 138: Maison des arts de la parole

par Nina Clément-Colson

Ce soir-là, dans cette drôle de maison-là, pas besoin de vous dire qu’on y était bien.
Il émanait des sourires une ardeur partagée et puis, il y avait tout ce vent qui soufflait au visage, comme une présence bienveillante, fatalement complice. J’aime voyager à dos de conteur qui sait que tout fut un jour et donc, y sera toujours.

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Allô, tu m’entends?

par Marine Pouyfaucon et Jan-L. Munk

Silence… Il y a de + en + d’étrangers dans l’monde… Occupé… Allo, tu m’entends? Les premières paroles sont prononcées en silence, dans le mouvement où tranquillement des sons à partir d’instruments s’installent. Aucun son, aucun geste n’est anodin. Comme spectateurs, nous sommes graduellement invités dans un labo intime, son cerveau créateur. Margarida Guia se risque sous nos yeux; nous disons bien «se risque» malgré le fait que son spectacle est tout préparé, elle se risque, car elle nous propose des ajustements continus.

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D’esclaves et de magie

par Aurélien

Franck Sylvestre doit être un peu Dorli pour nous emmener ainsi en voyage. Une magie qui fait tomber les murs et nous propulse en Martinique. Terre de reliefs, de couleurs et de fruits. Terre de mauvais sorts, de fossoyeurs et d’esclaves aussi, dont les murmures peuplent encore les champs. Quelques percussions, et les histoires sont rappelées pour de bon en même temps que remontent les mémoires. Des tranches de vies. Des tranches de cœurs. Des tranches d’horreur et de corps éviscérés aussi.

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Dimanche matin au pays des lutins

par Marie-Noëlle Doucet-Paquin

On est à la maison, ça se sent. Cette Maison des arts de la parole accueille pourtant pour la toute première fois les quelques familles présentes. Toutes les oreilles sont tendues pour entendre l’histoire de Barbe rouge le lutin voyageur. La magie du conte opère; on se rassemble pour écouter, pour entendre, pour apprendre de celle qui nous raconte ce qu’elle sait.

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Cordes sensibles

texte et photo: Aurélien Marsan

Un craquement. Celui de la Maison des arts de la parole dans le silence d’une écoute subjugée par la rencontre d’une poète et d’une contrebasse. Celui de la contrebasse justement, dont on joue sur la tension d’une corde comme on joue sur la nôtre, sensible. Celui d’un lecteur jaune à cassettes, qu’on joue et rembobine pour jouer à nouveau, machine à voyager dans le temps, suspendue à l’intersection des générations dans un grésillement qu’il fait bon redécouvrir.

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Quand les sorcières, les ours et les menhirs fêtent Noël

par Marie Lupien-Durocher

Qui a dit que contes de Noël devaient systématiquement rimer avec Père Noël et lutins? En ce chaud dimanche matin de décembre, Stéphanie Bénéteau nous a fait voyager d’une culture à l’autre, nous a présenté le temps des fêtes sous un tout autre angle. Saviez-vous qu’en Italie, Noël se fête le 6 janvier? Bien avant que le Père Noël n’existe dans ce pays, Befana, une vieille dame, faisait déjà le tour des maisons pour y déposer des présents aux enfants endormis.

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Le bilan de Sophie

photo: Anthony Lacroix

Ce vingt-troisième festival, il a d’abord eu une couleur de défi.
Celui de faire plus avec moins; de colmater à vitesse grand V la brèche laissée dans notre planning béton par une coupure de subvention un peu tardive.
Alors nous avons relevé nos manches, bricolé en quelques heures une campagne de soutien aux allures de S.O.S., mis les bouchées doubles.
Et les coudes serrés, nous y sommes arrivées.

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Le bilan de Marie

photo: Anthony Lacroix

Quel plaisir que cette 23e édition! Avec ses 23 activités publiques et ses 14 spectacles scolaires, elle aura permis de rejoindre un public nombreux et enthousiaste. Première, résidence d’artistes, duo impromptu, spectacle de nuit… les spectateurs ont dévoré cette programmation audacieuse, égalant le record de trois salles combles à la Maison des arts de la parole. De quoi nous prouver que le succès de 2014 n’était pas une réussite isolée!

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Le bilan d’Émilie

Le conte, pour moi, c’était un peu vague.

Un truc qu’on raconte aux enfants, inspiré des histoires des Grimm et autres Andersen. Avec des princesses et des animaux qui parlent. Et le Québec, pareil : c’était sirop d’érable, caribou (d’ailleurs ici, j’ai appris qu’on parlait plutôt d’orignal) et Céline Dion.

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Dix secrets bien gardés sur le 23e festival Les jours sont contés

photo: Maïa Pons

Dans les marges du festival, hors des feux des projecteurs, derrière la scène ou sur la route, avant, après les spectacles ou entre parenthèses, se cachent parfois des petits trésors de moments. Maintenant que la poussière est bien retombée, on vous partage dix secrets bien gardés – et autres anecdotes croustillantes – sur la vingt-troisième édition de notre festival de conte adoré.

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Trois contes de Ti-Jean ou les soirées canadiennes

par Jan-Lépold Munk

Qu’on se le dise, la Maison des arts de la parole est quand même la capitale du conte à Sherbrooke, mais de là à vivre une soirée à la canayenne, c’était un bel imprévu! C’est que du personnage de Ti-Jean de notre répertoire ancestral, plusieurs d’entre nous auraient pu avoir tendance à se faire une idée pour le moins traditionnelle, voire caricaturale, sauf que la livraison tant du personnage que de la mise en situation et de la finale a été superbement réussie avec Donald Dubuc et son violonneux.

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Le pouvoir de la magie de Marta Singh

par Adolfo Agundez Rodriguez
(traduit par Petronella van Dijk)

Rue Québec, 22 octobre 2015, 8 h

Je ne savais rien ou presque de ce qui allait se passer ce soir au restaurant Los Dorados, sauf :
1) qu’il s’agit d’une conteuse née en Argentine, qui a émigré au Canada;
2) qu’il y aura une histoire en espagnol sur « le pouvoir qui anime la féroce magie humaine » (dixit le programme du festival « Les jours sont contés »)
3) que le conte, d’origine irlandaise, est intitulé El niño robado y el clan de los Sidh (L’enfant volé et le clan des Sidh)

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Au nom du papillon, de la sorcière et de la sainte licorne

texte et photo: Anthony Lacroix

Jour du Seigneur, notre trio se reformait pour aller voir ce que les enfants de chœur de Magog avaient dans le ventre. Sept terreurs, huit ans et plus. Nous avions amené notre propre jeunot pour tempérer nos caractères : Nathan.

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De la pétanque au cimetière: autopsie d’un spectacle

par Jan-Léopold Munk
photo: Anthony Lacroix

Comment sont-ils arrivés à construire un show avec une innocente (elle n’était pas banale quand même!) partie de pétanque, un côtoiement (parfois lugubre, je l’avoue!) entre la vie et la mort, la piété et le sacré, et un sacrilège tellement démoniaque sans risquer le chaos? J’sais pas.

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La lune a tenu ses promesses

par Géraldine Lansiaux
photo: Anthony Lacroix

Le dernier 5@7 du festival recevait une invitée de marque : la lune! L’astre mystérieux était le fil conducteur des conteurs invités : Josée Courtemanche, Éric Gauthier et Didier Kowarsky. Une complicité évidente émanait des trois conteurs. Devant une salle comble et multigénérationnelle, Josée nous a invités dans des contes espiègles, Éric nous a emmenés en ville dans les deux langues officielles et Didier, où nous a-t-il menés? Un peu ici et surtout là-bas.

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Les histoires sont à vous maintenant

par Marine Pouyfaucon
photo: Shant Shahbikian

« Bonjour ceux qui sont devant! Bonjour ceux qui sont assis derrière ceux qui sont devant! Bonjour ceux qui sont au fond! » Après avoir délié nos pouces et ouvert grand nos oreilles, Françoise Diep et Tom-Petit-Homme nous souhaitent la bienvenue. Les jeunes enfants sont nombreux à cette deuxième matinée de contes pour petites oreilles! Françoise Diep a l’art de créer une atmosphère chaleureuse dans laquelle on se sent à l’aise et en confiance.

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Des contes pour se décorer l’intérieur

par Claire Jean

Entre ruine-babine et harmonica, entre tapage de pieds et tamtidelam, les histoires d’Arleen Thibault se succèdent aisément. Fille d’un père laitier et d’une mère décoratrice d’intérieur, elle livre ses contes pour nous décorer l’intérieur comme elle le dit en début de soirée.

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On est tous l’Indien de quelqu’un

Par Evelyne Papillon
photo: Aurélien Marsan

Le spectacle qu’il nous est donné de voir est la conclusion d’une résidence de création. Il s’agit donc d’une première version d’un spectacle qui sortira à l’automne 2017. François Lavallée, de Montréal, et Achille Grimaud, de Bretagne, jouent sur leurs différences culturelles. M. Lavallée demande à son acolyte : « Vous, les Français, par rapport à qui vous vous sentez inférieurs? »

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Petite, mais bien accrochée

par Marine Pouyfaucon

Dans l’ambiance moelleuse de la Bibliothèque de Coaticook, les petites oreilles bien réchauffées par le rituel de Marie Lupien-Durocher sont prêtes à accueillir Arleen Thibault, qui a ouvert le bal des contes pour enfants en ce samedi matin ensoleillé.

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Un 5@7 aux 100 noms

texte et photo: Petronella van Dijk

À Lennoxville, l’Espace 100 noms est plein à craquer et les enfants grouil­­lent sur les coussins qui se trouvent en avant des rangées de chaises toutes occupées.

François Lavallée commence, harmonica en main, les pieds lestes. Il commence avec un conte bien traditionnel où pendant la danse chez le père Laframboise, Christophe, avec ses bottines, devient loup-dansant…

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We were the good people…

par Jan-Léopold Munk
photo: Aurélien Marsan

D’emblée, Marta Singh prévient l’auditoire qu’il lui a fallu du temps pour présenter ce qui semblait être un récit de vie comme tous les contes, avec un «Once upon a time…» (Il était une fois). C’est qu’à travers ses souvenirs d’enfance de l’époque du règne de la junte argentine, elle nous fait remettre en question nos positionnements ambigus face à l’histoire et à la politique; nos impostures adoptées, justifiées pour survivre.

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Rêver le voyage

par Jean-Sébastien Dubé
photo: Anthony Lacroix

La petite salle du Centre culturel Pierre-Gobeil vibrait sous l’intensité du contage de François Lavallée en ce vendredi soir. Le conteur se disait fragile alors qu’il ne donnait ce spectacle que pour la seconde fois. Or, il semble qu’il ait réussi à dompter cette fragilité pour l’injecter avec brio dans ce spectacle éclaté. Il parvient ainsi à le rendre très touchant et personnel.

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Dans l’Antre d’Achille avec un grand « A »

par Jean-Sébastien Dubé
photo: Anthony Lacroix

Sur scène, il n’y a qu’un banc. L’enregistrement sonore démarre. Les voix de Conteurs Anonymes (C.A.) s’élèvent. On comprend à quel point il peut être difficile d’arrêter de raconter des histoires une fois qu’on en a fait sa vie. Achille arrive sur scène, en retard à cette rencontre de C.A. Sa voix enregistrée est catégorique : lui ne veut pas arrêter de conter. Il cherche l’Histoire avec un grand H, celle qui sera merveilleuse sans être gnan-gnan. Une histoire universelle qui soigne.

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Envoûtement en quatre temps

texte et photo: Petronella van Dijk

Aie… écrire une chronique impliquant Marta Singh, une de mes conteuses préférées, quel stress. Surtout que la soirée se passe en espagnol, dans un restaurant, avec Marta qui n’a pas une projection de voix à tout casser. Et en effet, il a quand même fallu tendre l’oreille après avoir transformé le restaurant en petit salle de spectacle… sans amplification.

Toutefois, dès qu’elle commence à parler, l’envoûtement commence.

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Entre tradition et création: la rencontre des fées

texte et photo: Petronella van Dijk

Nouvelle direction au petit restaurant le Singing Goat: des amis du milieu culturel (Jean-François et Catherine) qui, gourmands, ont eu envie d’animer un lieu pour faire fleurir la culture au milieu d’assiettes et de tables bien garnies. Qu’ils soient bénis!

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Cent petites paires d’oreilles

texte et photo: Petronella van Dijk

Ce matin, à l’école Brassard de Magog, telles de petites clochettes, une centaine d’enfants se font entendre dans le grand gymnase encore éclairé par les néons. La grosse cloche sonne, ils s’installent sur les épais tapis bleus, on éteint quelques néons pour laisser place à une petite lampe genre grand-mère, Achille s’assoit dans la chaise berçante et les petites oreilles se tendent.

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Lavallée-Grimaud: les jumeaux non identiques

par Petronella Van Dijk

Ambiance très tranquille, peu de monde. L’équipe de bénévoles et les deux conteurs s’installent et lentement quelques personnes les entourent et font cercle dans la partie du fond du café où, depuis le début, quelqu’une travaille attentivement sur son ordinateur. Et puis la musique s’éteint, les deux conteurs commencent.

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Toutes ensemble!

par Marie-Noelle Doucet-Paquin
photo: Maia Pons

La soirée commence par une mise en contexte. En effet, les contes présentés s’inscrivent dans le cadre des Journées québécoises de la solidarité internationale. On nous dit que cette année, une attention particulière est donnée à la participation citoyenne des femmes, « Toutes ensemble ». Et voilà qu’on est lancés dans une série d’histoires de femmes qui tissent des liens avec notre imaginaire.

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Nasreddine tisse le fil

par Geneviève LaRoche
photo: Maia Pons

Qu’est-ce qui peut relier une petite fin du monde, un corbeau qui pique une savonnette, un bouillon de bouillon, une corde à linge pour sécher la farine et un voleur qui déjoue un âne? Sans nul doute Nasreddine, le sage fou ou le fou sage, qui tisse le fil de ses aventures.

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Comment déjouer le diable en trois voix et quatre contes

par Marie-Noëlle Doucet-Paquin
photo: Martin Desautels

Première histoire, venue du sud de la France : celle d’une petite vieille (ça s’impose, la conteuse Françoise Diep les chérit). Cette vieille, avec l’aide de Jeantou (leur version de notre Ti-Jean), accomplit l’impossible. Elle répond à la question piège du diable et arrive à se sortir gagnante d’un pacte insurmontable qu’elle a conclu bien malgré elle.

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« On dirait un film » : petit récit d’une représentation scolaire à Lennoxville

texte et photo: Anthony Lacroix

On dit toujours projette-toi, imagine-toi, figure-toi la scène, ton spectacle, le public. Mais quand rien ne se passe comme il se doit, il n’y a que l’expérience pour tout rattraper. Nous pensions que le spectacle se déroulerait pénard, dans une salle de classe, sous les néons, avec des questions d’étudiants. Notre petit trio est finalement entré dans un amphithéâtre avec projecteurs et pianos à queue; digne d’un shooting de calendrier.

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Dynamique tradition

par Jean-Sébastien Dubé

Le lundi 19 octobre se tenait Le conte contemporain : traditions et mutations, une journée de réflexion organisée par Christian-Marie Pons, en collaboration avec la Maison des arts de la parole et le Conseil des arts du Canada. Elle était l’occasion de réunir deux conteurs et formateurs d’expérience, Michel Hindenoch et Didier Kowarsky, pour entendre leurs points de vue croisés sur l’art qu’ils pratiquent l’un et l’autre depuis plus de vingt ans.

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Dans le laboratoire de Kowarsky et Pellicane

par Marianne Verville
photo: Maïa Pons

Dimanche soir, nous avons eu droit à une expérience quasi scientifique : mettre les conteurs Didier Kowarsky et Myriam Pellicane sur une même scène, appeler le spectacle Lune et l’autre, agiter et voir la réaction. Il faut dire que le duo n’avait jamais partagé la scène auparavant; le public a répondu nombreux, jusqu’à faire salle comble, pour observer ce phénomène. Ce fut effectivement captivant, déconcertant et unique!

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La petite Renée

par Ninon Chénier
photo: Anthony Lacroix

Dans les pétales de rose, son ourson l’attendait, patiemment assis sur sa petite chaise rouge au beau milieu de la scène. Puis, dans l’ombre, est entrée Renée Robitaille pour nous présenter un petit monstre d’enfant, la petite Renée abandonnée par sa maman. Récit après récit, une demande insistante d’avoir le droit d’être une petite fille qui a souffert de ne pas recevoir une présence aimante et rassurante: un grand vide s’est creusé à l’intérieur.

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Come Into My Parlour: un voyage au coeur de l’étrange

par Émilie Chamot
photo: Shant Shahbikian

Vingt-trois heures sonnent et, à la lumière des bougies, Dale Jarvis s’avance lentement sur la scène. Une ambiance gothique se dessine peu à peu parmi les spectateurs qui, captivés, écoutent religieusement le premier conte qui sera l’initiateur d’une soirée riche en frissons. Comment ne pas être pris dans la toile de ce talentueux conteur à la tenue victorienne aussi fascinante que ses contes?

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Un 5@7 au féminin

par Caroline Pilon-Fortin
photo: Martin Desautels

Le premier 5 à 7 du festival 2015 nous offre une soirée de conteuses.

Ce sont en effet trois femmes qui nous offrent leurs contes en cette fin de journée nuageuse, dans le café bondé de la rue Fontenac : Christine Bolduc, Christine Pageault et Myriam Pellicane. La thématique : le courage

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Disparitions

par Ninon Chénier
photo: Maïa Pons

L’impact de sa dernière visite au festival en 2014 fut d’une telle intensité qu’une poudre d’escampette a fait son chemin jusqu’au Réfectoire du Centre d’art de Richmond en 2015. Didier Kowarsky revient donc en précisant que ce soir, la formule sera différente. Il entre et enseigne à son public comment réagir en utilisant des photos accrochées sur les murs. Dans un silence éphémère, ses gestes de magicien ferment et ouvrent les lumières.

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Vagabonde: la conteuse rebelle

par Marie-Noelle Doucet-Paquin
photo: Martin Desautels

« Et comme ça : tout le monde est mort, merci! »

Voici les derniers mots de la conteuse Myriam Pellicane, quand elle livre son tout nouveau spectacle intitulé Vagabonde. Elle les a prononcés avec un malin plaisir! Cette conteuse-sorcière-gamine-corbeau brave les interdits et nous surprend avec sa délicieuse folie. On ne peut résister à son charme.

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Claudette L’Heureux et la mère dans tous ses états

par Evelyne Papillon

Dans le cadre des Journées de la culture, Claudette L’Heureux traite de l’histoire familiale et de la sagesse du quotidien. Il faut savoir que la conteuse a eu l’honneur d’être la première en résidence pour conteurs à Saint-Élie-de-Caxton afin de créer ce spectacle.

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Alberto Garcia Sanchez: la parole en mouvement

par Christine Bolduc

Au début, les Machintrucois n’avaient pas de choses, ils n’avaient que des mots, des mots que l’on inventait, des mots que l’on offrait et qui se transformaient parfois en sentiments… et il y avait le silence qui avait toujours le dernier mot…
Et puis il y a eu l’invention des choses; des choses faites avec amour, des choses comme des parties de soi-même.

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De la poésie, pour toutes les sauces

par Amélie Aubé Lanctôt

Hier soir avait lieu, à la salle le Tremplin, le spectacle de clôture du Festival du texte court de Sherbrooke. Sophie Jeukens, la directrice artistique de la Maison des arts de la parole, a choisi de rassembler, pour célébrer les 10 ans du festival, trois de ses coups de cœur des dernières éditions.

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Quand le slam devient conte

par Amélie Aubé Lanctôt

La Maison des arts de la parole accueillait hier soir entre ses murs, un slam de contes comptant au total sept participants qui avaient le mandat d’épater les juges ainsi que le public, et ce, en cinq minutes.

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Rapport d’étude sur le poète et sa vie nocturne

par Marie-Pier Boisvert

Je commence à comprendre quelque chose : les choses se passent après 22h, à la Maison des arts de la parole. Et quand Sophie Jeukens a donné le coup d’envoi de la #nuitdelapoésie hier, les chaises étaient toutes prises, y’avait du monde debout… et les matelas au centre de la pièce n’allaient pas rester vides longtemps.

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Fallait être là

par Marie-Pier Boisvert

Je vous l’avoue d’emblée : adepte de lectures publiques, je n’avais jamais assisté à un micro ouvert à la Maison des arts de la parole, ni même dans le cadre du Festicourt. Mais hier soir, post-lancement, post-Sporobole, les braves qui ont bien voulu remonter les marches jusqu’à la MAP c’était des vrais, comme on dit.

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Trademark lancement

par Marie-Pier Boisvert

Il fait chaud derrière le bar, à la Maison des arts de la parole.

Je le sais parce que j’y étais hier, et ouais, c’est vrai, il faisait chaud partout dans la MAP, mais de ma position privilégiée de barmaid, j’étais dans une draft d’air chaud émanant de l’arrière du mini-fridge. Pour ajouter 3-4 degrés aux 30 déjà bien établis (voir aussi : sueur dans le front, jambes décroisées.)

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Répondeurs et albums de famille

par Amélie Aubé Lanctôt

Hier soir, pour une quatrième année consécutive, le centre d’art actuel Sporobole accueillait dans ses locaux le festival du texte court pour une soirée qui serait sous le thème de « Mémoire vive ».

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Délires d’adolescence

par Amélie Aubé Lanctôt

Lors de la première soirée du festival du texte de court, les spectateurs qui étaient présents au Art Focus pour le Cabaret Well-King, ont eu droit à une soirée plus que délirante. Le festival ayant pour thème « Mémoires », la directrice artistique Sophie Jeukens a donné le feu vert à ses deux artistes invités pour qu’ils ressortent leurs fonds de tiroirs d’adolescence.

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La petite fille qui ne souriait pas

par Christine Bolduc

Quel beau moment gorgé de soleil les enfants ont pu passer en compagnie de Valer Egouy. On se serait cru en Martinique, les pieds dans le sable, en écoutant ce conteur expressif et coloré, qui danse presque en contant. Les enfants, du plus petit au plus grand, ont voyagé avec bonheur avec lui, suspendus à ses paroles, imitant les gestes, répondant dans la joie à tous les  »Yé cric! » et interagissant sans gêne avec le conteur.

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Le chant des os

par Clarisse Thomasset

Forte de mon initiation au conte et à la littérature orale suivie à la Maison des arts de la parole, je me réjouissais de découvrir une nouvelle conteuse (pour moi) et d’étudier son style, en plus de me délecter de son récit. Ma première pensée a été « ce n’est pas ce qu’on m’a appris! » : le conte doit commencer par « il était une fois » et doit se raconter à la troisième personne! Passé cette surprise, j’ai réalisé la pertinence du choix de Renée Robitaille de raconter à la première personne : elle était le fil conducteur du récit, et dans ce récit, nous a fait passer d’un conte à un autre, au gré des personnages atypiques qu’elle rencontrait durant son périple.

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Faubert, schizophrène de collectes?

par Jean-Sébastien Dubé

Il était en forme le Michel Faubert le 21 mars dernier… Il était même multiforme. Peut-être que c’est d’avoir parlé de collectes avec lui toute une fin de semaine, de l’avoir entendu évoquer tous ces informateurs qu’il affectionne tant… Peut-être que c’est de savoir qu’un conteur qui a appris ses histoires à l’oral entend souvent dans sa tête ceux de qui il les tient… Il m’a bien semblé que le Charbonnier s’exprimait avec plusieurs voix ce soir-là.

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Dans l’univers de Nasreddine

par Marianne Verville

Confortablement installés sur des coussins, divans, chaises et autres supports, nous étions bien plus d’une vingtaine à avoir accaparé le pourtant grand salon sis rue Laurier, au centre-ville. Petits et grands étaient venus, et le conte s’est fait multigénérationnel. Les cinq conteurs, Jean-Sébastien Dubé, Michel Fisch, l’hôtesse de la soirée Marine Pouyfaucon, Simon Venne-Landry et Petronella, nous invitaient pour ce dernier des spectacles de salon à entrer dans l’univers de Nasreddine.

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Dans ton chalet

par Marie-Pier Boisvert

Un show littéraire dans un salon, ça a quelque chose d’un peu européen, non ? Une pratique presque kitsch, un peu voyeur. Ok, le salon de Sarah Bertrand-Savard, c’est pas le salon de Germaine de Staël : une chance ! De 17h à 22h hier soir, j’ai assisté à 2 spectacles qui mettaient en scène 3 artistes sherbytownaises : Sophie Jeukens, Marie Lupien-Durocher et Ariane DesLions. J’étais en première rangée, les pieds sous Jack, l’énorme bouvier-golden ; the best seat in the house, entre la cuisine toute blanche et le salon vidé de tout sauf le piano. Et nos chaises.

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À vous l’honneur

par Ismaëlle Rose

Hier soir, j’ai pris mes pieds pis ma p’tite laine pour aller « faire salon ». S’ouvrait hier, la campagne de financement Dans ton salon de la Maison des arts et de la parole de Sherbrooke. Nous avons été accueillis par Sophie Jeukens et Marie Lupien-Durocher et bien au chaud, nous avons été reçus comme des pachas par notre hôtesse Christiane Lahaie. J’ai pu découvrir et redécouvrir cinq auteurs de la jeune et prometteuse maison d’édition Fond’tonne, fondée par Anthony Lacroix, présentement en résidence à la salle du Parvis.

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Un homme traversé par L’Odyssée

par Jean-Sébastien Dubé

Je pense que mon désir de voir conter Bruno de La Salle (BLS, pour les intimes) tenait essentiellement à ce besoin que j’ai de me rattacher à un point d’origine quant à ma discipline artistique. Il m’est évidemment impossible de connaître et encore moins de rencontrer les premiers conteurs (c’est le problème d’un art millénaire). De La Salle est cependant une sorte de point de départ du renouveau du conte en France, et ce dès 1969. Que des conteurs que j’admire (comme Mike Burns ou Dan Yashinsky) parlent d’avoir entendu de La Salle comme d’une de leurs expériences les plus mémorables m’a certainement influencé.

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L’amour dans tous ses états

par Christine Bolduc

Quatre femmes, quatre histoires croustillantes.
Une mise en scène toute simple et efficace, qui sert le propos, juste ce qu’il faut, et qui laisse place à l’imagination.

Ce fut devant une belle salle plutôt remplie que Christine Pageault a livré ses histoires toutes sensuelles, racontées avec finesse, humour et coquinerie.

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Sa langue dans notre oreille (pas dans sa poche)

par Evelyne Papillon

La poète s’avère dynamique, ses mots sont riches, réfléchis, trash, drôles, touchants, tout cela en même temps. Les images sont choisies avec soin et les mots sont puisés tant dans un registre plus littéraire que dans un autre très familier. On reçoit ses messages sans jamais qu’ils soient moralisateurs ou déprimants. Une douceur et un positivisme côtoient une rage de vivre et une révolte.

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Vestimentairement vôtre

par Evelyne Papillon

Hélène Matte performe sa poésie dans une présentation multimédia amusante. Elle nous explique ses performances passées, nous montre les images des vêtements ou objets concernés et nous chante a capella quelques morceaux. On a d’abord l’impression d’une conférencière bien singulière, puis on la suit dans ses changements de vêtements et dans ses animations fort belles («Aimer»). Issue de Québec, elle nous livre un poème peu flatteur sur sa ville, valeurs antimilitaristes mises de l’avant, accompagné de biscuits choco-cerise pour le public qui a faim de ses mots.

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Une histoire d’aventure (ou le contraire, je ne sais plus)

par Jehanne Bergé

Il y a un peu moins d’un an, j’étais dans mon petit bureau bruxellois, en train de rêver à un autre quotidien, puis je suis tombée sur cette annonce : poste d’assistante à la coordination pour le festival Les jours sont contés en Estrie.
Contes + Québec: je n’ai pas hésité un seul instant et c’est avec beaucoup d’application que j’ai rédigé mes motivations.
Août 2014, je suis arrivée. Force était de constater que mes connaissances du conte se limitaient à Grimm ou à peu près, et celles du Québec à Montréal ou plus ou moins.
Petit à petit donc, doucement et pas trop vite, j’ai découvert un art et un monde. Rien que ça.

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Festival. Conte. Estrie.

par Marie Lupien-Durocher

Le festival 2014 nous en aura mis plein la vue et plein les oreilles! Une édition riche en diversité qui aura exploré le conte de sa forme la plus traditionnelle, à ses formes hybrides, plus près du théâtre, de l’humour ou de l’improvisation.

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Conte, turlute et rock’n’roll

par Sophie Jeukens

Ce fut un automne pluvieux sur les routes de l’Estrie, alors que le festival Les jours sont contés égrenait ses histoires dans toute la région, à grands coups d’imaginaire. Jour après jour, au volant de nos voitures sur les routes-rivières, nous avons parcouru le tout Sherbrooke et fait escale à Coaticook, Magog, Maricourt, Richmond et Valcourt, pour y échafauder des univers parallèles, par-dessus la grisaille et le froid. Avec de la grande visite de France, d’Ontario et des quatre coins du Québec, nous avons traversé onze journées hautes en couleurs, comme les histoires traversent le temps.

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Une clôture sans barrière

par Marianne Verville

Des conteurs qui manquent d’histoires? Ce serait comme un océan qui manquerait d’eau! Pourtant, ils ont bien essayé de nous mener en bateau lors de cette soirée de clôture – et on doit admettre qu’on s’est bien laissé faire, au fond. Gigi Bigot, Pepito Matéo, André Lemelin, Simon Gauthier, Jean-Marc Massie et Didier Kowarsky ont débordé de toutes les limites possibles, y compris celles du temps, pour nous livrer une finale éclatée et éclatante qui n’a pas manqué de récits, oh non!

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De la bouche aux oreilles

par Marine Pouyfaucon

Après un long périple sur la route vallonnée, nous laissons la voiture au bord du chemin. Impatients, nos pieds suivent les flèches jusqu’à la forêt. Ça sent le froid de l’automne, je la cherche des yeux. Un imposant homme-arbre nous toise depuis le bord du sentier, puis la voilà qui apparaît : nous entrons dans la yourte.

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Sept tranches d’humanité

par Serge Lapointe

Sept monologues. Tenant plus du théâtre que du conte, ce surprenant enchevêtrement d’univers est le fruit d’un exercice où l’auteur a voulu s’imposer des contraintes nombreuses et complexes, en mettant en scène sept personnages, dont chacun illustre l’un des sept péchés capitaux.

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L’électrique cuvée 2014

par Caroline Pilon-Fortin

Jean-Marc Massie est une bête de scène. Le titre du spectacle: Délirium. Cuvée 2014.
C’est avec la demi-heure de retard des rock stars que Jean-Marc entre dans la salle. Sa présence charismatique devient immédiatement une prestation. Spontanéité, synchronicité et anecdotes succulentes sont au menu de son discours hypnotisant. Tout semble naturel dans sa prestation. Il nous embarque dans son quotidien délirant et nous transporte avec lui le long du courant de ses pensées et de ses souvenirs

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Les baleines ont chanté à Magog

par Géraldine Lansiaux

Ce soir, on a entendu le chant des baleines à Magog. Dans la petite salle de l’Espace culturel, Simon Gauthier nous a menés en bateau. Oui, il nous a menés en bateau et nous avons ramé avec lui. Embarquement au port de Tadoussac, le voyage débute. Tout en poésie et en douceur, nous avons pris la mer. Nous avons chanté avec les marins pour hisser la grande voile. Chansons traditionnelles, chants de marin, chants enfantins. Car le conteur mélange tout: le vrai, l’imaginaire, le conte, le chant, la musique, la poésie, l’humour, la vie et la mort.

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Gigi et Pépito à Sutton

par Ako Millette

À Sutton, Les jours sont contés font une incursion dans les Cantons de l’Est, au resto Le Cafetier, où les murs se tapissent de tableaux et les grandes vitrines donnent sur la rue Principale. Gigi Bigot et Pépito Matéo se présentent devant un public semi-captif, ceux qui sont venus les entendre et les ambulants qui viennent pour manger. Bruits d’ambiance: portes qui grincent, bouteilles qui s’entrechoquent, enfants qui s’exclament, rien n’y fait. Pépito et Gigi, duo millénaire dynamique et complice, jouent avec tout.

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Trio de femmes

par Caroline Pilon-Fortin

C’est un enchanteur trio de femmes qui a animé hier le café The Singing Goat de Sherbrooke. En effet, Jennifer Cayley, Jan Andrews et Patti Warnock ont, chacune à sa manière, évoqué un vieux savoir : le savoir des femmes. Leur présence, leurs gestes, leurs intonations et leur stature rappellent ces vents puissants du nord. Leurs phrases sont des souffles transportant des leçons très anciennes et leur parole est juste et vraie. Elles nous transmettent l’esprit de ce qui a réussi à être préservé de la tradition orale ancestrale.

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L’Homond et l’humain

par Jean-Sébastien Dubé

C’était la première fois que j’entendais Daniel L’Homond. J’en avais entendu parler; je savais qu’il était une des grosses pointures en France. L’accent du sud-ouest, la culture d’oc, l’accordéon ou la guitare, l’auteur et poète, le globetrotter qui commença à conter au Québec en 1979. Il reste assis, la voix grave, et se lance dans l’histoire de Pontouquet qui peut se permettre des vacances de rêve pour cause de chômage… Et c’est ainsi que l’on passera la soirée, entre commentaire social et poésie.

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Se tenir la main dans la noirceur

par Marie Lupien-Durocher

Flashback.

Samedi dernier, Jan Andrews et Jennifer Cayley livraient The Book of Spells: A Love Story, à la Maison des arts de la parole. Un spectacle échafaudé autour de leur propre histoire d’amour, depuis les racines solides d’une amitié passionnée jusqu’aux tumultes d’une vie à deux qui n’avait pas prévu sa propre existence.

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Tasses de chaud

par Jean-Sébastien Dubé

Il y a cet homme qui ne comprenait pas qu’un conte puisse être interprété de différentes façons. « Quelle importance accorderais-tu à une tasse où l’on ne pourrait boire que de l’eau? », lui répond le sage. Heureusement, hier soir, les tasses de L’arbre à palabre permettaient de boire de multiples boissons (du thé, du rooibos, de la tisane) et des contes juste assez infusés.

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Le cinéma pour les nuls

par Evelyne Papillon

Le titre du spectacle, Portnawak, signifie «n’importe quoi» en verlan. On est prévenus.
Ça commence avec l’histoire d’un magicien qui sort vraiment de tout de ses manches, y compris des réfugiés politiques. L’humour absurde est à l’honneur dans ce conte décousu faisant état du cinéma d’auteur international, celui de Kowarsky, s’entend. Il déforme de réels noms de films comme cet auteur qui aurait fait Les oiseaux se cachent, puis Pour mourir. Il nous parle de ce réalisateur japonais qui filmait seulement les genoux de ses acteurs ou pire de cet autre qui filmait entre les acteurs, mais insistait tout de même pour prendre des comédiens très chers

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Une carte du conte

par Jacques Falquet

Dans la verrière du chemin Rodgers, autour de deux grandes tables, une vingtaine de conteurs et d’amis du conte attendent. Il y a un drap blanc suspendu devant la porte du fond, en face d’un minuscule projecteur posé sur un énorme dictionnaire. On se cale sur les bancs, les chaises pliantes, les fauteuils. On est bien au chaud, le ciel est gris, mais les couleurs de l’automne brillent encore. Et puis Christian-Marie Pons commence son exposé.

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Une belle folie pour le pari des fous

par Evelyne Papillon

Le Cercle des conteurs des Cantons de l’Est explore la folie et la sagesse.

Josée Courtemanche personnifie un poisson qui accorde des souhaits, un pêcheur (trop) accommodant et sa femme jamais satisfaite. Que se passe-t-il lorsque l’on a tout ce qu’on désire? C’est ce que Josée nous fait voir dans une escalade comique. Véronique Suzanne joue du tambour pour ponctuer son récit racontant le temps des premiers hommes, l’apprivoisement du feu et les débuts de l’agriculture. À l’aide d’un aigle, le héros poursuit son voyage éprouvant et change le destin de son peuple.

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Surréalistement vôtre

par Evelyne Papillon

La salle était bien pleine pour accueillir le conteur, qui a établi un contact privilégié avec le public. Le conte serait «le cinéma des pauvres», nous dit-il. Dans son cas, on pourrait parler de film d’action, car Pépito est très gestuel et énergique. Il fait tantôt la biche, tantôt le crocodile à fleur d’eau, quand ce n’est pas le tour de manège sur des tombes ou l’homme contournant une chorale couchée dans une gare où les trains ne partent plus.

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Alain Lamontagne: ludique et explosif

par Christine Bolduc

À travers l’histoire des Baumugnes, nous avons appris l’origine de l’harmonica, avant les dînosaures, les déjeûnosaures et les petit-déjeûnosaures. Et l’aventure s’est poursuivie dans le monde imaginaire ludique d’Alain Lamontagne, conteur et musicien à l’énergie E-X-P-L-O-S-I-V-E.

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Kowarsky, libre conteur

par Josée Courtemanche

D’abord, il annonce ses couleurs en étirant un peu son entrée en scène. Il commence par un long silence en regardant son public, puis il sort un petit conte sympa pour le faire sourire. Ce n’est qu’après tous ces préliminaires qu’il lui dit bonsoir. On sent qu’il va bien s’amuser avec lui. Toute la soirée, très poliment, il lui parle et s’adresse à lui comme à un nouvel ami. Sans aucun doute, il y a là une rencontre. D’ailleurs, rapidement, le public fait partie de l’histoire.

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Nasreddine à la deux

par Nina Castilla

Ce vendredi 17 octobre se sont réunies dans la salle rouge du Studio Mouvance deux forces de la nature, Jihad Darwiche et Didier Kowarsky. Mais qui eût cru que l’alchimie entre ces deux hommes, amis depuis 1993, n’était pas de l’alchimie mais bien de la magie. Dès leur entrée sur scène, ces deux grands hommes de parole ont établi l’humeur de la soirée et A.E.N. Une Aventureuse Escapade dans la Nuit s ‘est transformée en Amusante Esclaffade Nocturne.

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Et la lumière fut

par Petronella van Dijk

La salle du Réfectoire est pleine. Tout un groupe de jeunes, quelques enfants, et puis les autres. Les habitués, les conteurs, les amis du conte. Ils espèrent le conteur, celui qui, depuis une bonne décennie, nous illumine avec sa parole. Jihad Darwiche.
Quand il arrive sur scène, son premier geste est d’allumer sa chandelle.
Cette petite lumière fragile et vacillante est sa compagne depuis si longtemps, peut-être même depuis cette époque si lointaine où l’humain était encore dieu parmi les dieux.

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Gigi Bigot: divine créature

par Evelyne Papillon

La Française nous fait voyager de la vie intra-utérine jusque dans la quotidienneté de l’âge adulte, et ce, de la Bretagne à l’Algérie. Elle nous apprend que Dieu a créé l’homme pour qu’il lui raconte des histoires et nous conte même sa préférée. La conteuse s’autoproclame «divine créature», rien de moins, puisqu’elle a la mission très importante de créer des histoires.

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Apprivoiser la liberté

par France Bergeron

Une femme de 68 ans. Nadia, 41 ans. Une grand-mère, furieuse. La mère nourricière. Asma, 33 ans, révolutionnaire. Une jeune femme. Yousra. Samira Ibrahim. Marie, la copte chrétienne. Elles sont toutes passées par la place Tahrir entre le 25 janvier et le 11 février 2011. Et elles témoignent. Le récit de Jihad Darwiche laisse parler ces femmes qui sont passées de la peur à l’espoir, le temps d’une révolution.

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Une pluie de lumière et d’étoiles

par Jean-Sébastien Dubé

Le samedi 27 septembre dernier, Stéphanie Bénéteau a tissé sa toile à la Maison des arts de la parole. Vive et intelligente, elle a tricoté les fils des histoires de Persée, bien sûr, mais aussi de sa mère Danaé, de la terrible Méduse que le héros vaincra avec l’aide des dieux, de la belle Andromède dont il tombera amoureux, d’Acrisios, son grand-père, rendu fou par une prophétie…

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Amours de jeunesse

par Josée Courtemanche

Samedi, fin d’une journée bien ensoleillée. Il fait chaud, très chaud dans la salle. Pourtant, les deux femmes sont avenantes, l’œil coquin et le sourire épanoui. Magali Mineur et Christine Andrien nous invitent dans leurs souvenirs le temps d’une soirée. Elles content et travaillent ensemble depuis 16 ans. La complicité et le plaisir qu’elles ont développé transpirent de la scène pour se déposer sur nos sourires à nous, le public. En plus, elles viennent de Bruxelles et leur accent est tellement charmant.

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Slam, contes et beaux je-ne-sais-quoi

Par Amélie A.Lanctot

Le festival du texte court s’est terminé hier soir à la Maison des arts de la parole avec une soirée de slam de contes où 5 juges étaient invités à noter chacune des performances . Neuf artistes au total ont pris part à cette compétition amicale et les grands gagnants de la soirée furent Petronella Van Dijk (3ème place), Jean-Sébastien Dubé (2ème place) et Véronique Suzanne (1ère place).

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Au-delà des mots: corps féminins

par Amélie A. Lanctôt

Les mots comme on les apprend, comme on les répète : « baba, bébé ». Extrapoler le sens, dans le geste, dans le mot, imaginaire, qui devient danse, musique et sens au poème. L’infini partout, dans le langage, dans le corps : on peut jouer, on a joué, il faut jouer, encore ! Des phases au spectacle, on ne se cantonne pas dans le même récit, on évolue, on va encore plus loin dans la démarche. Chercher le senti du mot, du français à l’anglais. Rejouer les grands auteurs, ludiques, en déformer les phrases, pour voir tous les possibles. C’est beau, c’est drôle, ça fait du bien !

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Ex-tonalités d’amour

Par Amélie A. Lanctot

Du théâtre, lent, à rire, de la présence surtout, en haleine, en silence. Quand les mots ne savent pas comment s’écrire. La haine, l’amour, le cri. Contre l’autre, contre n’importe qui, contre soi ? On le joue ! On l’affirme ! Et c’est un pas vers le poème. Toujours, qui ne s’écrit pas… Il nous dit l’absurdité d’écrire ou encore de se croire si important : « Je n’ai écrit que 12 poèmes en 4 ans ». Mais, quand même, en y pensant, en les mettant en scène, tous les mots prennent un sens, une présence, une fragilité d’exister.

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Extravaganza!

Par Marine Pouyfaucon

Soirée spéciale au coin Well-King, 9e soirée Cabaret pour l’ouverture du 9e festival du texte court ! Pour l’occasion, Sophie Jeukens avait revêtu son costume de JF-sans-barbe pour animer cette soirée « Extravaganza » aux côtés de Mathieu Proulx. Mehdi Hamdad, « Monsieur Jambon-Papa », venu tout droit de Montréal sur son 36 fraîchement repassé, a entamé les festivités. J’ai été rapidement séduite par ce grand personnage, aux allures de crooner, sourire éclatant et yeux rieurs…

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Au pays des légendes

par Christine Bolduc

Quelle belle incursion dans l’univers de ce conteur de talent et d’expérience! M. Bérubé nous a fait, avec sa grande et belle voix, prendre trois chemins. D’abord guidés par le cor français, nous nous sommes perdus en forêt avec le petit Tristan et nous avons rencontré des loups. Ensuite, »acabri acabra », on a fait pousser, à partir d’une tête de violon, un joli violon vert. Sur le dos de ce violon, la fougère, celle qui connaît le secret du bonheur, s’était imprégnée.

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Les oiseaux m’ont dit

par Josée Courtemanche

Se faire raconter une belle histoire nous ravit, mais se la faire raconter par Michel Hindenoch ajoute au plaisir. Je dirais même plus, cela devient un moment privilégié où tout l’art de raconter fait frissonner nos oreilles. Comment réussir, avec ce simple texte, à vous rendre l’effet Hindenoch? D’abord, il y a sa voix, tranquille et forte. Polie, elle ne force rien et coule jusqu’à nos oreilles. Ensuite, la musique s’élève et rythme les mots. Elle monte dans l’air et nous enveloppe. C’est simple, quand Michel Hindenoch conte, je flotte.

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Coucou bébé

par Anne-Marie Robitaille

Ma petite fille de 4 ans était renfrognée, même grognonne en franchissant les portes de la Maison des arts de la parole en ce matin de février. Notre longue marche dans le froid avait passablement engourdi sa bonne humeur et la perspective d’écouter un monsieur lui raconter des histoires, même des histoires avec un bébé, ne parvenait pas à lui redonner le sourire. Elle bougonnait donc avec application et lorsque le conteur la salua gentiment, elle se réfugia dans mes jambes. Pourtant, à peine le spectacle terminé, elle fit spontanément un gros câlin à ce même conteur. Elle était complètement sous le charme de Jacques Pasquet et elle n’était pas la seule.

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Cathédrale sauvage

par Evelyne Papillon

Je suis prévenue, la plupart des journalistes ou autres diffuseurs massacrent son nom, je me donne donc le défi de l’écrire correctement tout au long de cette chronique. C’est sa maman qui sera fière de lire cela après. Le thème de la cathédrale n’arrive qu’à la fin, mais il tire des larmes à mon voisin, ému par tant de beauté. Entre-temps, l’amour, le désir, la misère y passent, sous forme de chanson et de poésie performée.

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Le bilan de Florence

par Florence Hellin

Les lumières s’éteignent, la Salle le Tremplin se vide et ses portes se ferment. Clap de fin de la 21e édition du festival Les jours sont contés. Je ne sais pas si c’est la pression qui retombe ou si c’est l’émotion qui me fait doucement chavirer sur le trottoir de la Wellington Sud. « Il faut être un peu masochiste pour organiser des festivals » m’a dit Sophie Jeukens. C’est vrai.

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Le bilan de Marie

par Marie Lupien-Durocher

La 21e édition du festival aura été marquée par la qualité et la diversité des conteurs invités. Il y régnait cette ambiance conviviale et chaleureuse qui semble émaner d’elle-même lorsqu’on rassemble des gens de cette qualité humaine. Paroles fortes, paroles engagées, paroles de femmes. Paroles polies par le temps, paroles ludiques, paroles captivantes. Bref, une édition éclatée où se sont entrechoqués la tradition, l’absurde et la création contemporaine, pour le plus grand plaisir de tous.

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Le bilan de Sophie

par Sophie Jeukens

C’est au milieu des couleurs de l’automne, alors que les arbres avaient le feu au corps et nous, la flamme du conte bien vive au creux du ventre, que le festival Les jours sont contés a donné sur l’Estrie son tant attendu coup de baguette magique. Pour la 21e fois. Cette 21e édition, elle avait ceci de spécial qu’elle était aussi – en quelque sorte – la première. Parce qu’au lendemain d’un 20e anniversaire endiablé, Petronella Van Dijk, son infatigable fondatrice, a franchi courageusement le dernier pas de la passation, en m’en léguant la direction artistique. C’était un cadeau précieux. Et plus grand que nature.

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