par Amélie A. Lanctôt
photo: Amélie A. Lanctôt

Le trio Bababa

Les mots comme on les apprend, comme on les répète : « baba, bébé ». Extrapoler le sens, dans le geste, dans le mot, imaginaire, qui devient danse, musique et sens au poème. L’infini partout, dans le langage, dans le corps : on peut jouer, on a joué, il faut jouer, encore ! Des phases au spectacle, on ne se cantonne pas dans le même récit, on évolue, on va encore plus loin dans la démarche. Chercher le senti du mot, du français à l’anglais. Rejouer les grands auteurs, ludiques, en déformer les phrases, pour voir tous les possibles. C’est beau, c’est drôle, ça fait du bien !

Véronique Bachand

Une parole poète et conteuse à la fois. On entre dans son univers. Tendrement, comme avec la parole douce d’une mère qui nous guide, mais là où le récit peut blesser, chavirer. Le corps, toujours ce corps, lourd de tant d’histoires à raconter, à avouer. La voix comme un murmure, puissant, retenant le cri par respect, mais juste assez fort pour qu’on sente la douleur des mots qui osent s’avancer. De la lumière pour ce qu’on cache, des paroles pour dire le silence des femmes. Surtout, une lumière, tenue droite dans l’adversité.

Pour corps et lumière

Abasourdie par tant de beauté. Bien sûr, la danse s’y prête, c’est toujours beau. Mais ces êtres qui cherchent la lumière, qui s’y combattent, magnifiques, sont un poème en soi. Et ces mots anglais, qu’on comprend, qu’on ne comprend pas, nous amènent,  nous bercent, nous invitent à la danse. Je n’ose pas dire le mot NYMPHES, par peur de, de… mais au rythme du poème, je ne voyais que ça, un féminin pur, génial, en lutte… contre le monde.