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2015

Quand les sorcières, les ours et les menhirs fêtent Noël

par Marie Lupien-Durocher

Qui a dit que contes de Noël devaient systématiquement rimer avec Père Noël et lutins? En ce chaud dimanche matin de décembre, Stéphanie Bénéteau nous a fait voyager d’une culture à l’autre, nous a présenté le temps des fêtes sous un tout autre angle. Saviez-vous qu’en Italie, Noël se fête le 6 janvier? Bien avant que le Père Noël n’existe dans ce pays, Befana, une vieille dame, faisait déjà le tour des maisons pour y déposer des présents aux enfants endormis.

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Le bilan de Sophie

photo: Anthony Lacroix

Ce vingt-troisième festival, il a d’abord eu une couleur de défi.
Celui de faire plus avec moins; de colmater à vitesse grand V la brèche laissée dans notre planning béton par une coupure de subvention un peu tardive.
Alors nous avons relevé nos manches, bricolé en quelques heures une campagne de soutien aux allures de S.O.S., mis les bouchées doubles.
Et les coudes serrés, nous y sommes arrivées.

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Le bilan de Marie

photo: Anthony Lacroix

Quel plaisir que cette 23e édition! Avec ses 23 activités publiques et ses 14 spectacles scolaires, elle aura permis de rejoindre un public nombreux et enthousiaste. Première, résidence d’artistes, duo impromptu, spectacle de nuit… les spectateurs ont dévoré cette programmation audacieuse, égalant le record de trois salles combles à la Maison des arts de la parole. De quoi nous prouver que le succès de 2014 n’était pas une réussite isolée!

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Le bilan d’Émilie

Le conte, pour moi, c’était un peu vague.

Un truc qu’on raconte aux enfants, inspiré des histoires des Grimm et autres Andersen. Avec des princesses et des animaux qui parlent. Et le Québec, pareil : c’était sirop d’érable, caribou (d’ailleurs ici, j’ai appris qu’on parlait plutôt d’orignal) et Céline Dion.

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Dix secrets bien gardés sur le 23e festival Les jours sont contés

photo: Maïa Pons

Dans les marges du festival, hors des feux des projecteurs, derrière la scène ou sur la route, avant, après les spectacles ou entre parenthèses, se cachent parfois des petits trésors de moments. Maintenant que la poussière est bien retombée, on vous partage dix secrets bien gardés – et autres anecdotes croustillantes – sur la vingt-troisième édition de notre festival de conte adoré.

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Trois contes de Ti-Jean ou les soirées canadiennes

par Jan-Lépold Munk

Qu’on se le dise, la Maison des arts de la parole est quand même la capitale du conte à Sherbrooke, mais de là à vivre une soirée à la canayenne, c’était un bel imprévu! C’est que du personnage de Ti-Jean de notre répertoire ancestral, plusieurs d’entre nous auraient pu avoir tendance à se faire une idée pour le moins traditionnelle, voire caricaturale, sauf que la livraison tant du personnage que de la mise en situation et de la finale a été superbement réussie avec Donald Dubuc et son violonneux.

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Le pouvoir de la magie de Marta Singh

par Adolfo Agundez Rodriguez
(traduit par Petronella van Dijk)

Rue Québec, 22 octobre 2015, 8 h

Je ne savais rien ou presque de ce qui allait se passer ce soir au restaurant Los Dorados, sauf :
1) qu’il s’agit d’une conteuse née en Argentine, qui a émigré au Canada;
2) qu’il y aura une histoire en espagnol sur « le pouvoir qui anime la féroce magie humaine » (dixit le programme du festival « Les jours sont contés »)
3) que le conte, d’origine irlandaise, est intitulé El niño robado y el clan de los Sidh (L’enfant volé et le clan des Sidh)

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Au nom du papillon, de la sorcière et de la sainte licorne

texte et photo: Anthony Lacroix

Jour du Seigneur, notre trio se reformait pour aller voir ce que les enfants de chœur de Magog avaient dans le ventre. Sept terreurs, huit ans et plus. Nous avions amené notre propre jeunot pour tempérer nos caractères : Nathan.

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De la pétanque au cimetière: autopsie d’un spectacle

par Jan-Léopold Munk
photo: Anthony Lacroix

Comment sont-ils arrivés à construire un show avec une innocente (elle n’était pas banale quand même!) partie de pétanque, un côtoiement (parfois lugubre, je l’avoue!) entre la vie et la mort, la piété et le sacré, et un sacrilège tellement démoniaque sans risquer le chaos? J’sais pas.

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La lune a tenu ses promesses

par Géraldine Lansiaux
photo: Anthony Lacroix

Le dernier 5@7 du festival recevait une invitée de marque : la lune! L’astre mystérieux était le fil conducteur des conteurs invités : Josée Courtemanche, Éric Gauthier et Didier Kowarsky. Une complicité évidente émanait des trois conteurs. Devant une salle comble et multigénérationnelle, Josée nous a invités dans des contes espiègles, Éric nous a emmenés en ville dans les deux langues officielles et Didier, où nous a-t-il menés? Un peu ici et surtout là-bas.

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Les histoires sont à vous maintenant

par Marine Pouyfaucon
photo: Shant Shahbikian

« Bonjour ceux qui sont devant! Bonjour ceux qui sont assis derrière ceux qui sont devant! Bonjour ceux qui sont au fond! » Après avoir délié nos pouces et ouvert grand nos oreilles, Françoise Diep et Tom-Petit-Homme nous souhaitent la bienvenue. Les jeunes enfants sont nombreux à cette deuxième matinée de contes pour petites oreilles! Françoise Diep a l’art de créer une atmosphère chaleureuse dans laquelle on se sent à l’aise et en confiance.

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Des contes pour se décorer l’intérieur

par Claire Jean

Entre ruine-babine et harmonica, entre tapage de pieds et tamtidelam, les histoires d’Arleen Thibault se succèdent aisément. Fille d’un père laitier et d’une mère décoratrice d’intérieur, elle livre ses contes pour nous décorer l’intérieur comme elle le dit en début de soirée.

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On est tous l’Indien de quelqu’un

Par Evelyne Papillon
photo: Aurélien Marsan

Le spectacle qu’il nous est donné de voir est la conclusion d’une résidence de création. Il s’agit donc d’une première version d’un spectacle qui sortira à l’automne 2017. François Lavallée, de Montréal, et Achille Grimaud, de Bretagne, jouent sur leurs différences culturelles. M. Lavallée demande à son acolyte : « Vous, les Français, par rapport à qui vous vous sentez inférieurs? »

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Petite, mais bien accrochée

par Marine Pouyfaucon

Dans l’ambiance moelleuse de la Bibliothèque de Coaticook, les petites oreilles bien réchauffées par le rituel de Marie Lupien-Durocher sont prêtes à accueillir Arleen Thibault, qui a ouvert le bal des contes pour enfants en ce samedi matin ensoleillé.

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Un 5@7 aux 100 noms

texte et photo: Petronella van Dijk

À Lennoxville, l’Espace 100 noms est plein à craquer et les enfants grouil­­lent sur les coussins qui se trouvent en avant des rangées de chaises toutes occupées.

François Lavallée commence, harmonica en main, les pieds lestes. Il commence avec un conte bien traditionnel où pendant la danse chez le père Laframboise, Christophe, avec ses bottines, devient loup-dansant…

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We were the good people…

par Jan-Léopold Munk
photo: Aurélien Marsan

D’emblée, Marta Singh prévient l’auditoire qu’il lui a fallu du temps pour présenter ce qui semblait être un récit de vie comme tous les contes, avec un «Once upon a time…» (Il était une fois). C’est qu’à travers ses souvenirs d’enfance de l’époque du règne de la junte argentine, elle nous fait remettre en question nos positionnements ambigus face à l’histoire et à la politique; nos impostures adoptées, justifiées pour survivre.

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Rêver le voyage

par Jean-Sébastien Dubé
photo: Anthony Lacroix

La petite salle du Centre culturel Pierre-Gobeil vibrait sous l’intensité du contage de François Lavallée en ce vendredi soir. Le conteur se disait fragile alors qu’il ne donnait ce spectacle que pour la seconde fois. Or, il semble qu’il ait réussi à dompter cette fragilité pour l’injecter avec brio dans ce spectacle éclaté. Il parvient ainsi à le rendre très touchant et personnel.

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Dans l’Antre d’Achille avec un grand « A »

par Jean-Sébastien Dubé
photo: Anthony Lacroix

Sur scène, il n’y a qu’un banc. L’enregistrement sonore démarre. Les voix de Conteurs Anonymes (C.A.) s’élèvent. On comprend à quel point il peut être difficile d’arrêter de raconter des histoires une fois qu’on en a fait sa vie. Achille arrive sur scène, en retard à cette rencontre de C.A. Sa voix enregistrée est catégorique : lui ne veut pas arrêter de conter. Il cherche l’Histoire avec un grand H, celle qui sera merveilleuse sans être gnan-gnan. Une histoire universelle qui soigne.

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Envoûtement en quatre temps

texte et photo: Petronella van Dijk

Aie… écrire une chronique impliquant Marta Singh, une de mes conteuses préférées, quel stress. Surtout que la soirée se passe en espagnol, dans un restaurant, avec Marta qui n’a pas une projection de voix à tout casser. Et en effet, il a quand même fallu tendre l’oreille après avoir transformé le restaurant en petit salle de spectacle… sans amplification.

Toutefois, dès qu’elle commence à parler, l’envoûtement commence.

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Entre tradition et création: la rencontre des fées

texte et photo: Petronella van Dijk

Nouvelle direction au petit restaurant le Singing Goat: des amis du milieu culturel (Jean-François et Catherine) qui, gourmands, ont eu envie d’animer un lieu pour faire fleurir la culture au milieu d’assiettes et de tables bien garnies. Qu’ils soient bénis!

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Cent petites paires d’oreilles

texte et photo: Petronella van Dijk

Ce matin, à l’école Brassard de Magog, telles de petites clochettes, une centaine d’enfants se font entendre dans le grand gymnase encore éclairé par les néons. La grosse cloche sonne, ils s’installent sur les épais tapis bleus, on éteint quelques néons pour laisser place à une petite lampe genre grand-mère, Achille s’assoit dans la chaise berçante et les petites oreilles se tendent.

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Lavallée-Grimaud: les jumeaux non identiques

par Petronella Van Dijk

Ambiance très tranquille, peu de monde. L’équipe de bénévoles et les deux conteurs s’installent et lentement quelques personnes les entourent et font cercle dans la partie du fond du café où, depuis le début, quelqu’une travaille attentivement sur son ordinateur. Et puis la musique s’éteint, les deux conteurs commencent.

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Toutes ensemble!

par Marie-Noelle Doucet-Paquin
photo: Maia Pons

La soirée commence par une mise en contexte. En effet, les contes présentés s’inscrivent dans le cadre des Journées québécoises de la solidarité internationale. On nous dit que cette année, une attention particulière est donnée à la participation citoyenne des femmes, « Toutes ensemble ». Et voilà qu’on est lancés dans une série d’histoires de femmes qui tissent des liens avec notre imaginaire.

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Nasreddine tisse le fil

par Geneviève LaRoche
photo: Maia Pons

Qu’est-ce qui peut relier une petite fin du monde, un corbeau qui pique une savonnette, un bouillon de bouillon, une corde à linge pour sécher la farine et un voleur qui déjoue un âne? Sans nul doute Nasreddine, le sage fou ou le fou sage, qui tisse le fil de ses aventures.

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Comment déjouer le diable en trois voix et quatre contes

par Marie-Noëlle Doucet-Paquin
photo: Martin Desautels

Première histoire, venue du sud de la France : celle d’une petite vieille (ça s’impose, la conteuse Françoise Diep les chérit). Cette vieille, avec l’aide de Jeantou (leur version de notre Ti-Jean), accomplit l’impossible. Elle répond à la question piège du diable et arrive à se sortir gagnante d’un pacte insurmontable qu’elle a conclu bien malgré elle.

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« On dirait un film » : petit récit d’une représentation scolaire à Lennoxville

texte et photo: Anthony Lacroix

On dit toujours projette-toi, imagine-toi, figure-toi la scène, ton spectacle, le public. Mais quand rien ne se passe comme il se doit, il n’y a que l’expérience pour tout rattraper. Nous pensions que le spectacle se déroulerait pénard, dans une salle de classe, sous les néons, avec des questions d’étudiants. Notre petit trio est finalement entré dans un amphithéâtre avec projecteurs et pianos à queue; digne d’un shooting de calendrier.

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Dynamique tradition

par Jean-Sébastien Dubé

Le lundi 19 octobre se tenait Le conte contemporain : traditions et mutations, une journée de réflexion organisée par Christian-Marie Pons, en collaboration avec la Maison des arts de la parole et le Conseil des arts du Canada. Elle était l’occasion de réunir deux conteurs et formateurs d’expérience, Michel Hindenoch et Didier Kowarsky, pour entendre leurs points de vue croisés sur l’art qu’ils pratiquent l’un et l’autre depuis plus de vingt ans.

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Dans le laboratoire de Kowarsky et Pellicane

par Marianne Verville
photo: Maïa Pons

Dimanche soir, nous avons eu droit à une expérience quasi scientifique : mettre les conteurs Didier Kowarsky et Myriam Pellicane sur une même scène, appeler le spectacle Lune et l’autre, agiter et voir la réaction. Il faut dire que le duo n’avait jamais partagé la scène auparavant; le public a répondu nombreux, jusqu’à faire salle comble, pour observer ce phénomène. Ce fut effectivement captivant, déconcertant et unique!

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La petite Renée

par Ninon Chénier
photo: Anthony Lacroix

Dans les pétales de rose, son ourson l’attendait, patiemment assis sur sa petite chaise rouge au beau milieu de la scène. Puis, dans l’ombre, est entrée Renée Robitaille pour nous présenter un petit monstre d’enfant, la petite Renée abandonnée par sa maman. Récit après récit, une demande insistante d’avoir le droit d’être une petite fille qui a souffert de ne pas recevoir une présence aimante et rassurante: un grand vide s’est creusé à l’intérieur.

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Come Into My Parlour: un voyage au coeur de l’étrange

par Émilie Chamot
photo: Shant Shahbikian

Vingt-trois heures sonnent et, à la lumière des bougies, Dale Jarvis s’avance lentement sur la scène. Une ambiance gothique se dessine peu à peu parmi les spectateurs qui, captivés, écoutent religieusement le premier conte qui sera l’initiateur d’une soirée riche en frissons. Comment ne pas être pris dans la toile de ce talentueux conteur à la tenue victorienne aussi fascinante que ses contes?

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Un 5@7 au féminin

par Caroline Pilon-Fortin
photo: Martin Desautels

Le premier 5 à 7 du festival 2015 nous offre une soirée de conteuses.

Ce sont en effet trois femmes qui nous offrent leurs contes en cette fin de journée nuageuse, dans le café bondé de la rue Fontenac : Christine Bolduc, Christine Pageault et Myriam Pellicane. La thématique : le courage

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Disparitions

par Ninon Chénier
photo: Maïa Pons

L’impact de sa dernière visite au festival en 2014 fut d’une telle intensité qu’une poudre d’escampette a fait son chemin jusqu’au Réfectoire du Centre d’art de Richmond en 2015. Didier Kowarsky revient donc en précisant que ce soir, la formule sera différente. Il entre et enseigne à son public comment réagir en utilisant des photos accrochées sur les murs. Dans un silence éphémère, ses gestes de magicien ferment et ouvrent les lumières.

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Vagabonde: la conteuse rebelle

par Marie-Noelle Doucet-Paquin
photo: Martin Desautels

« Et comme ça : tout le monde est mort, merci! »

Voici les derniers mots de la conteuse Myriam Pellicane, quand elle livre son tout nouveau spectacle intitulé Vagabonde. Elle les a prononcés avec un malin plaisir! Cette conteuse-sorcière-gamine-corbeau brave les interdits et nous surprend avec sa délicieuse folie. On ne peut résister à son charme.

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Claudette L’Heureux et la mère dans tous ses états

par Evelyne Papillon

Dans le cadre des Journées de la culture, Claudette L’Heureux traite de l’histoire familiale et de la sagesse du quotidien. Il faut savoir que la conteuse a eu l’honneur d’être la première en résidence pour conteurs à Saint-Élie-de-Caxton afin de créer ce spectacle.

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Alberto Garcia Sanchez: la parole en mouvement

par Christine Bolduc

Au début, les Machintrucois n’avaient pas de choses, ils n’avaient que des mots, des mots que l’on inventait, des mots que l’on offrait et qui se transformaient parfois en sentiments… et il y avait le silence qui avait toujours le dernier mot…
Et puis il y a eu l’invention des choses; des choses faites avec amour, des choses comme des parties de soi-même.

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De la poésie, pour toutes les sauces

par Amélie Aubé Lanctôt

Hier soir avait lieu, à la salle le Tremplin, le spectacle de clôture du Festival du texte court de Sherbrooke. Sophie Jeukens, la directrice artistique de la Maison des arts de la parole, a choisi de rassembler, pour célébrer les 10 ans du festival, trois de ses coups de cœur des dernières éditions.

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Quand le slam devient conte

par Amélie Aubé Lanctôt

La Maison des arts de la parole accueillait hier soir entre ses murs, un slam de contes comptant au total sept participants qui avaient le mandat d’épater les juges ainsi que le public, et ce, en cinq minutes.

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Rapport d’étude sur le poète et sa vie nocturne

par Marie-Pier Boisvert

Je commence à comprendre quelque chose : les choses se passent après 22h, à la Maison des arts de la parole. Et quand Sophie Jeukens a donné le coup d’envoi de la #nuitdelapoésie hier, les chaises étaient toutes prises, y’avait du monde debout… et les matelas au centre de la pièce n’allaient pas rester vides longtemps.

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Fallait être là

par Marie-Pier Boisvert

Je vous l’avoue d’emblée : adepte de lectures publiques, je n’avais jamais assisté à un micro ouvert à la Maison des arts de la parole, ni même dans le cadre du Festicourt. Mais hier soir, post-lancement, post-Sporobole, les braves qui ont bien voulu remonter les marches jusqu’à la MAP c’était des vrais, comme on dit.

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Trademark lancement

par Marie-Pier Boisvert

Il fait chaud derrière le bar, à la Maison des arts de la parole.

Je le sais parce que j’y étais hier, et ouais, c’est vrai, il faisait chaud partout dans la MAP, mais de ma position privilégiée de barmaid, j’étais dans une draft d’air chaud émanant de l’arrière du mini-fridge. Pour ajouter 3-4 degrés aux 30 déjà bien établis (voir aussi : sueur dans le front, jambes décroisées.)

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Répondeurs et albums de famille

par Amélie Aubé Lanctôt

Hier soir, pour une quatrième année consécutive, le centre d’art actuel Sporobole accueillait dans ses locaux le festival du texte court pour une soirée qui serait sous le thème de « Mémoire vive ».

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Délires d’adolescence

par Amélie Aubé Lanctôt

Lors de la première soirée du festival du texte de court, les spectateurs qui étaient présents au Art Focus pour le Cabaret Well-King, ont eu droit à une soirée plus que délirante. Le festival ayant pour thème « Mémoires », la directrice artistique Sophie Jeukens a donné le feu vert à ses deux artistes invités pour qu’ils ressortent leurs fonds de tiroirs d’adolescence.

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La petite fille qui ne souriait pas

par Christine Bolduc

Quel beau moment gorgé de soleil les enfants ont pu passer en compagnie de Valer Egouy. On se serait cru en Martinique, les pieds dans le sable, en écoutant ce conteur expressif et coloré, qui danse presque en contant. Les enfants, du plus petit au plus grand, ont voyagé avec bonheur avec lui, suspendus à ses paroles, imitant les gestes, répondant dans la joie à tous les  »Yé cric! » et interagissant sans gêne avec le conteur.

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Le chant des os

par Clarisse Thomasset

Forte de mon initiation au conte et à la littérature orale suivie à la Maison des arts de la parole, je me réjouissais de découvrir une nouvelle conteuse (pour moi) et d’étudier son style, en plus de me délecter de son récit. Ma première pensée a été « ce n’est pas ce qu’on m’a appris! » : le conte doit commencer par « il était une fois » et doit se raconter à la troisième personne! Passé cette surprise, j’ai réalisé la pertinence du choix de Renée Robitaille de raconter à la première personne : elle était le fil conducteur du récit, et dans ce récit, nous a fait passer d’un conte à un autre, au gré des personnages atypiques qu’elle rencontrait durant son périple.

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Faubert, schizophrène de collectes?

par Jean-Sébastien Dubé

Il était en forme le Michel Faubert le 21 mars dernier… Il était même multiforme. Peut-être que c’est d’avoir parlé de collectes avec lui toute une fin de semaine, de l’avoir entendu évoquer tous ces informateurs qu’il affectionne tant… Peut-être que c’est de savoir qu’un conteur qui a appris ses histoires à l’oral entend souvent dans sa tête ceux de qui il les tient… Il m’a bien semblé que le Charbonnier s’exprimait avec plusieurs voix ce soir-là.

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Dans l’univers de Nasreddine

par Marianne Verville

Confortablement installés sur des coussins, divans, chaises et autres supports, nous étions bien plus d’une vingtaine à avoir accaparé le pourtant grand salon sis rue Laurier, au centre-ville. Petits et grands étaient venus, et le conte s’est fait multigénérationnel. Les cinq conteurs, Jean-Sébastien Dubé, Michel Fisch, l’hôtesse de la soirée Marine Pouyfaucon, Simon Venne-Landry et Petronella, nous invitaient pour ce dernier des spectacles de salon à entrer dans l’univers de Nasreddine.

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Dans ton chalet

par Marie-Pier Boisvert

Un show littéraire dans un salon, ça a quelque chose d’un peu européen, non ? Une pratique presque kitsch, un peu voyeur. Ok, le salon de Sarah Bertrand-Savard, c’est pas le salon de Germaine de Staël : une chance ! De 17h à 22h hier soir, j’ai assisté à 2 spectacles qui mettaient en scène 3 artistes sherbytownaises : Sophie Jeukens, Marie Lupien-Durocher et Ariane DesLions. J’étais en première rangée, les pieds sous Jack, l’énorme bouvier-golden ; the best seat in the house, entre la cuisine toute blanche et le salon vidé de tout sauf le piano. Et nos chaises.

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À vous l’honneur

par Ismaëlle Rose

Hier soir, j’ai pris mes pieds pis ma p’tite laine pour aller « faire salon ». S’ouvrait hier, la campagne de financement Dans ton salon de la Maison des arts et de la parole de Sherbrooke. Nous avons été accueillis par Sophie Jeukens et Marie Lupien-Durocher et bien au chaud, nous avons été reçus comme des pachas par notre hôtesse Christiane Lahaie. J’ai pu découvrir et redécouvrir cinq auteurs de la jeune et prometteuse maison d’édition Fond’tonne, fondée par Anthony Lacroix, présentement en résidence à la salle du Parvis.

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Un homme traversé par L’Odyssée

par Jean-Sébastien Dubé

Je pense que mon désir de voir conter Bruno de La Salle (BLS, pour les intimes) tenait essentiellement à ce besoin que j’ai de me rattacher à un point d’origine quant à ma discipline artistique. Il m’est évidemment impossible de connaître et encore moins de rencontrer les premiers conteurs (c’est le problème d’un art millénaire). De La Salle est cependant une sorte de point de départ du renouveau du conte en France, et ce dès 1969. Que des conteurs que j’admire (comme Mike Burns ou Dan Yashinsky) parlent d’avoir entendu de La Salle comme d’une de leurs expériences les plus mémorables m’a certainement influencé.

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L’amour dans tous ses états

par Christine Bolduc

Quatre femmes, quatre histoires croustillantes.
Une mise en scène toute simple et efficace, qui sert le propos, juste ce qu’il faut, et qui laisse place à l’imagination.

Ce fut devant une belle salle plutôt remplie que Christine Pageault a livré ses histoires toutes sensuelles, racontées avec finesse, humour et coquinerie.

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Sa langue dans notre oreille (pas dans sa poche)

par Evelyne Papillon

La poète s’avère dynamique, ses mots sont riches, réfléchis, trash, drôles, touchants, tout cela en même temps. Les images sont choisies avec soin et les mots sont puisés tant dans un registre plus littéraire que dans un autre très familier. On reçoit ses messages sans jamais qu’ils soient moralisateurs ou déprimants. Une douceur et un positivisme côtoient une rage de vivre et une révolte.

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